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Politique

Valérie Dittli: une Zougoise élue au Conseil d'Etat vaudois

Quand elle est venue étudier le droit à Lausanne, la Zougoise Valérie Dittli, aujourd’hui âgée de 29 ans, n’imaginait pas qu’elle allait y trouver une nouvelle famille.

Valérie Dittli

La politicienne zougoise Valérie Dittli.

Julie de Tribolet

«J’habite le quartier Sous-Gare à Lausanne: une vraie bobo! La ville, j’adore, mais je suis une fille de la campagne: j’ai grandi dans une ferme à Oberägeri avec mes parents, ma grande sœur et mon petit frère. Mon père est agriculteur. Il produit ses légumes sans pesticides, en petite quantité. Petite, je lui ai souvent donné un coup de main en conduisant le tracteur ou quand il faisait les foins.

Mon père a toujours beaucoup travaillé. L’année dernière, il a pris deux jours de congé, les seuls de l’année, pour venir assister à ma soutenance de thèse. Le prix du lait si bas, une honte pour les agriculteurs à cause des grandes enseignes, est d’ailleurs une des raisons de mon engagement politique, tout comme l’exemple de ma sœur, qui préside la section zougoise du Centre.

Je suis très proche de ma famille, ces liens sont essentiels pour moi. Mon père et ma mère ont beaucoup de frères et sœurs, alors vous imaginez les réunions avec tous les cousins! La seule chose qui me manque depuis que je suis à Lausanne, ce sont mes proches. J’ai la chance d’avoir mon «Götti» (parrain) à Nyon, ce qui m’a été d’un grand soutien, surtout au début de mon assistanat à l’Université de Lausanne, en 2017. C’est d’ailleurs grâce aux autres assistants en droit devenus mes amis, des gens comme Rebecca Joly des Verts ou Félicien Monnier de la Ligue vaudoise, que j’ai fait d’énormes progrès en français. C’est indispensable si vous voulez débattre! C’est là aussi que j’ai rencontré Kévin, lui aussi assistant en droit à l’Unil. En 2019, nous sommes devenus un couple et j’ai fait la connaissance de ses proches.

Sa famille n’est pas grande comme la mienne, mais lors de la première rencontre avec les siens, j’ai été émerveillée par les liens très forts qui les unissent. Son cousin nous avait invités pour aller visiter le château de Gruyères et j’en garde un excellent souvenir. Ce n’était pas donné d’être accueillie avec tant de bienveillance. Ce que j’apprécie le plus, c’est la simplicité des rapports entre nous, leur côté très terre à terre. Moi qui suis très directe, ce qui m’a souvent été reproché par les Vaudois qui ont plus tendance à tourner autour du pot, cela me va très bien! Avec mon copain, sa sœur et son ami, on forme une belle équipe.

C’est pour ça que j’ai tenu à vous rencontrer ici, au Restaurant Populaire de Vers-chez-les-Blanc. L’établissement est tenu par la famille depuis 1936, ce qui fait donc à ce jour quatre générations. On y mange le meilleur papet vaudois du monde, mais surtout, c’est là qu’on se retrouve pour fêter Noël, Pâques ou les anniversaires.

Avec mon compagnon, j’ai pu découvrir le canton sous un nouvel angle. J’ai beaucoup appris et je me sens davantage Vaudoise. Et j’apprécie énormément de pouvoir compter sur le soutien de la famille depuis que je me suis lancée dans la campagne pour le Conseil d’Etat, en décembre dernier. La mère de Kévin me prête sa voiture pour sillonner le canton. Quand je dois préparer un débat, j’en parle d’abord avec son père, qui m’a également encouragée à me lancer. Et je suis sûre que, le soir du 20 mars, on finira ici. Que je gagne ou pas!»

>> Lire aussi: La politique est une affaire de famille pour les soeurs Dittli


>> Son actualité: présidente de la section vaudoise du Centre, Valérie Dittli fait partie de l’Alliance vaudoise, la liste commune des candidats de droite pour l’élection du Conseil d’Etat, dont le premier tour a lieu le 20 mars. Elle est également candidate au Grand Conseil.

Par Albertine Bourget publié le 4 mars 2022 - 13:49