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Choisir son apprentissage, les conseils d’une spécialiste

Publié mercredi 5 septembre 2018 à 08:54
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Publié mercredi 5 septembre 2018 à 08:54 
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Se lancer à la fin de l’école obligatoire dans le monde du travail, cela se prépare en fait deux ou trois ans à l’avance. Notamment en faisant des stages en entreprise, mais aussi en soignant les résultats dans son carnet de notes…
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Quand y penser?
«Nous commençons à faire de l’orientation professionnelle au degré secondaire I, dès la fin de la neuvième année d’école obligatoire, quand les enfants ont autour de 13-14 ans. On invite ces jeunes à se poser des questions sur eux-mêmes, exercice qui est souvent très nouveau pour eux, et à s’ouvrir au monde professionnel. Chaque canton a son propre concept de préparation au choix professionnel, mais la démarche générale est la même avec une structure en sept étapes.»

Que faire pour mettre toutes les chances de son côté?
«Le devoir de l’élève, c’est d’amorcer une réflexion sur lui-même, de s’ouvrir à ce qu’il se passe en dehors du milieu scolaire, de se familiariser avec les métiers: venir à l’orientation professionnelle en famille, visiter des salons des métiers, aller aux SwissSkills et aux journées portes ouvertes des écoles. Mais le plus important, ce sont les stages d’orientation professionnelle en entreprise, que le jeune peut organiser dès l’âge de 13 ans révolus et qui durent entre un et cinq jours. Ne pas oublier de demander pour chacune de ces expériences un rapport de stage qui donne une idée du comportement de l’élève en entreprise et qui peut être un très bon atout lors de la recherche d’une place d’apprentissage. Et si un stage enthousiasme un jeune, il est conseillé d’en faire un deuxième dans une autre entreprise de la même branche, afin de confirmer que cet engouement soit bien dû à des raisons professionnelles plus que relationnelles. A la fin de la 10e année, l’idéal est d’avoir quelques idées de métiers ou/et d’écoles. Il est précieux aussi d’avoir de bons résultats scolaires durant cette 10e année, les employeurs potentiels y sont attentifs. Autre critère: les absences, en particulier les absences injustifiées. Les avoir multipliées, c’est un mauvais signal pour une entreprise.»

Chercher une place
«La onzième année d’école est celle de la recherche d’une place d’apprentissage. Le jeune doit donc avoir préparé son dossier de candidature avant la fin de sa 10e année scolaire. La recherche d’une place d’apprentissage est similaire à une recherche d’emploi, si ce n’est que le jeune doit commencer à chercher un an déjà avant l’entrée en formation, voire même plus tôt selon les entreprises.»

Des métiers à éviter?
«L’important est que les jeunes s’engagent dans une formation qui a du sens pour eux sur le moment, qui leur ressemble quel que soit leur choix. Désormais, on n’exerce plus que rarement une seule profession toute sa vie, comme c’était le cas par le passé. Aujourd’hui, on se forme tout au long de la vie et le système de formation professionnelle est davantage perméable qu’avant, il permet de changer de voie en cas, par exemple, de manque de perspectives.»

Le site incontournable
«Il est très précieux de s’informer sur le site national de l’orientation professionnelle plutôt que de faire des recherches sur Google, qui sont de qualité très variable.» 



Conseils aux parents

Partager son expérience
«Le premier conseil que je donne aux parents d’un jeune, explique Diane Matthys, c’est de lui parler de leur propre parcours, de leur quotidien professionnel, mais de manière positive! Cela permet d’aborder le thème du choix professionnel de manière détournée sans mettre la pression sur le jeune. Et celui-ci sera intéressé d’apprendre comment ses proches ont choisi leur voie.»

Donner son avis
«Les jeunes sont davantage laissés libres de faire leur propre choix concernant leur avenir que par le passé, ce qui est positif mais qui peut s’avérer angoissant pour eux. Il est tout à fait légitime pour les parents et les proches de suggérer des pistes. Le réglage à trouver entre le fait d’exprimer ses espoirs de parent par rapport à son enfant et le fait de laisser celui-ci entièrement libre de ses choix est assez subtil.»

Montrer l’exemple
Il est bien d’aller en famille aux SwissSkills ou dans des salons des métiers. L’idéal est de s’essayer soi-même à différents métiers, de poser des questions aux professionnels sur place afin de donner à son enfant l’envie de faire de même! Cela détend un jeune de voir ses parents s’impliquer eux-mêmes.»


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