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Reconversion

Natalie Sbaï, ex-présentatrice météo: «Se reconvertir à 52 ans n’est malheureusement pas donné à tout le monde»

Perte de sens, épuisement professionnel, etc. En Suisse, les travailleurs sont nombreux à quitter leur emploi afin de changer complètement le cours de leur vie. «L’illustré» a rencontré des Romands qui ont osé franchir le cap. Ancienne présentatrice météo au sein de la RTS, Natalie Sbaï occupe à présent le poste de responsable de la communication des Celliers de Sion.

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Natalie Sbaï

Natalie Sbaï est responsable de la communication des Celliers de Sion. 

SEDRIK NEMETH@
carré blanc
Margaux Sitavanc

Lorsque l’on arrive aux Celliers de Sion, nous sommes accueillis par une Natalie Sbaï resplendissante. Depuis ses adieux aux téléspectateurs, qui aujourd’hui encore l’arrêtent dans la rue pour échanger quelques mots, un peu plus d’un an s’est écoulé. «C’était une sacrée décision, je dirais même un crève-cœur. J’adorais mon travail et la RTS, qui m’a vue grandir durant toutes ces années, était ma seconde famille.»

Si Natalie a fait le grand saut, c’est par amour pour son compagnon, Blaise Roux, après dix ans de vie à distance entre Genève et le Valais. Un jour, elle ressent comme une sorte de déclic, l’intuition que le moment est venu pour elle d’écrire une nouvelle page de sa vie: «J’ai pris connaissance de l’annonce publiée à l’époque par les Celliers de Sion et j’y suis allée sans me mettre la pression», commente-t-elle. Si Natalie ne possède en effet pas le cursus marketing demandé, la direction décidera de se fier à ses 29 années d’expérience de télé ainsi qu’à sa fine connaissance du milieu de l’événementiel.

Aujourd’hui, Natalie assure donc la communication et le marketing des Celliers de Sion ainsi que de leur œnoparc. «Pour le moment, tout se passe bien. On me fait confiance et j’ai la chance d’être entourée par une équipe formidable.» Un projet qui l’a particulièrement marquée? L’organisation, cet été, d’un lever du soleil tout en haut du vignoble de Clavau à l’occasion des 30 ans de la maison. Un moment magique et plein d’émotion, avec le concert, aux premières lueurs du jour, de la violoncelliste Sara Oswald, suivi d’un petit-déjeuner sur l’herbe. «On se demandait si les Valaisans allaient avoir envie de se lever à 4 heures du matin pour grimper en haut d’un vignoble, mais l’événement a été un grand succès.» Malgré un emploi du temps chargé, le sport occupe toujours une place centrale dans la vie de Natalie. Ainsi, lorsqu’elle ne participe pas à une compétition de ski-alpinisme ou à un trail, il n’est pas rare de la voir profiter de sa pause de midi pour chausser ses baskets et partir crapahuter dans le vignoble.

En revanche, au sujet du fameux équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, Natalie nous confie très humblement que ce n’est pas encore tout à fait ça: «Paradoxalement, je profitais un peu plus lorsque je n’habitais pas en Valais et que j’y venais en congé. Je travaille à 100% et, lorsque l’on est dans la com et le marketing, l’esprit est en perpétuelle ébullition. J’ai encore beaucoup de mal à débrancher lorsque je quitte le job. C’est mon fonctionnement. Je m’implique toujours énormément dans ce que je fais et je me mets beaucoup de pression. Mais j’ai l’immense chance d’avoir une équipe bienveillante qui m’accompagne et me soutient dans ce nouvel univers riche, varié et passionnant. J’ai encore tout à apprendre sur le monde de la vigne et du vin, je dois être patiente, Rome ne s’est pas faite en un jour. Il me faudra certainement encore quelques mois pour gagner en sérénité.»

Au moment d’évoquer ses deux filles, Kim et Noa, les yeux clairs de Natalie s’emplissent de larmes: «Elles ont leur vie à Genève et on essaie de se voir le plus souvent possible, mais elles me manquent énormément.» Il faudra sans doute à Natalie encore quelque temps avant de pouvoir trouver son rythme de croisière, mais elle se dit consciente de sa chance: «Avoir pu me reconvertir à 52 ans, à un âge où il est parfois difficile, voire impossible de retrouver un emploi en cas de licenciement par exemple, ce n’est malheureusement pas donné à tout le monde. J’ai été aidée et très gâtée, c’est important de le dire.» 

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Par Margaux Sitavanc publié le 16 octobre 2022 - 10:09