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© Darrin Vanselow

Ecologie, ces Romands qui montrent l'exemple

Publié mercredi 9 janvier 2019 à 14:58
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Publié mercredi 9 janvier 2019 à 14:58 
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Chercheurs ou simples citoyens, paysans ou architectes, ils sont toujours plus nombreux à faire leur part pour diminuer l’impact humain sur la planète. Voici quelques exemples romands de ces femmes et de ces hommes qui inventent un nouvel avenir.
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Jean Revillard/Rezo
 

Cédric Chezeaux, céréalier bio, protagoniste du documentaire «Révolution silencieuse».
>> www.fermearcenciel.ch

Cet agriculteur et sa famille avaient fait le buzz il y a deux ans dans un documentaire qui relatait la reconversion de cette exploitation agricole du pied du Jura vaudois. S’il tient désormais à rester dans l’ombre, Cédric Chezeaux demeure le parfait exemple de ces paysans suisses qui réinventent leur métier, défendent farouchement leur indépendance et produisent des denrées exceptionnelles. Altruiste et solidaire, ce céréalier recense sur son site web des confrères partageant ses idéaux.


Sebastien Anex
 

Natalie Bino, fondatrice de ZeroWaste Switzerland.
>> www.zerowasteswitzerland.ch

Cette mère de famille de Cottens (VD) a adopté depuis 2014 le mode de vie lancé par Béa Johnson, une Française établie en Californie qui a créé le mouvement Zero Waste, dont le but est de limiter au maximum la production de déchets. Et Natalie Bino a fondé l’antenne suisse de ce mouvement.

En Suisse, ce sont 721 kilos de déchets qui sont occasionnées par année et par personne, soit 2 kilos par jour. 


DR
 

Jean-Marc Landry, directeur de la Fondation Jean-Marc Landry.
>> www.fjml.life

- Le loup est en expansion. Cela donne plus de travail que jamais à votre fondation? 
- Au niveau français et européen, le loup se porte plutôt bien. Cela nous met en effet plus à contribution car nous sommes les seuls à faire l’interface entre le monde pastoral et le monde de la biologie et de l’éthologie. Nous proposons aussi la «voie du milieu» pour sortir des extrêmes et des conflits: nous connaissons aussi bien les éleveurs de moutons que le loup, ce qui nous donne plus de crédibilité.

- Et plus d’efficacité aussi pour garantir une meilleure cohabitation?
- Clairement, oui. Nous avons le recul suffisant pour faire des propositions concrètes. Nous parlons désormais du risque loup comme du risque avalanche, avec un nouvel outil qui s’appelle Vigilance loup, un outil qui parle à tout le monde.


Darrin Vanselow
 

Marc Ponzio, concepteur d’un quartier autonome sur le plan énergétique à Thierrens (VD).

C’est une vitrine de l’habitat intelligent, financée par des fonds privés, qui s’est construite à Thierrens (VD) il y a une année. Ces trois bâtiments, quinze appartements et deux bureaux, sont autonomes sur le plan énergétique, grâce à une «botte secrète» qui permet simultanément de produire du courant et de chauffer de l’eau qui est stockée dans une énorme cuve de 85'000 litres.


DOMINIC STEINMANN
 

Mohammad Nazeeruddin, chercheur à l’EPFL Valais à Sion.

Le cinquième chercheur le plus cité au monde travaille dans un laboratoire sédunois. Mohammad Khaja Nazeeruddin développe un nouveau type de cellule solaire qui pourrait bouleverser la donne économique de cette électricité renouvelable. Ce miracle potentiel se nomme pérovskite. Les cellules solaires sont encore fabriquées à base de silicium. Or, les pérovskites sont nettement moins coûteuses et peut-être même plus efficientes. Cette innovation permettrait de contester l’hégémonie chinoise de cette industrie et de produire des panneaux concurrentiels en Suisse.


François Wavre | lundi13
 

Sophie Swaton, fondatrice de la fondation Zoein.
>> www.foundationzoein.org

- Quels arguments pour croire en une transition écologique?
- Nous ne pouvons plus ignorer les conséquences désastreuses pour l’humanité. Les solutions existent (agroécologie, économie circulaire, agroforesterie). Les initiatives citoyennes de transition se multiplient.

- Le principal écueil à cette transition?
- La fuite en avant de nos politiciens pas toujours à la hauteur du défi. Au-delà du clivage droite/gauche, ils devraient soutenir de manière coordonnée les initiatives socioéconomiques alternatives viables, avec un revenu de transition écologique par exemple.

- Le projet soutenu par votre fondation que vous citeriez en exemple?
- Le supermarché paysan participatif à Meyrin dans lequel les acteurs locaux se sont réapproprié la chaîne de production, des paysans à la transformation de produits, sous le slogan «De la fourche à la fourchette».


24HEURES
 

Serge Girardin, grainier à Bex (VD), cultivateur de semences rares.
>> www.legrainier.com

- Votre clientèle est-elle surtout composée de professionnels ou de privés?
- Principalement de privés, même si le développement des activités les plus pointues est tourné vers les professionnels. Mais les agriculteurs bios demeurent encore indécis avant de se lancer dans de nouvelles cultures. On nous a certes demandé des semences d’une plante fourragère exotique, le dolique lablab, mais c’était pour un seul essai par exemple. Il y aurait pourtant beaucoup de potentiel en médicinal et en aromatique. Dans le privé en revanche, la prise de conscience est générale. Ces propriétaires de jardins potagers sont les principaux porteurs de bonne nouvelle!

- Votre graine best-seller?
- Sur 3500 variétés, c’est une colle, votre question! Mais on s’est un peu spécialisés dans les légumes asiatiques. Et ces temps, c’est le shiso, ou pérille de Nankin, qui cartonne. On utilise ses feuilles pour aromatiser salades et crudités.


 

Julien Donzé, alias Le Grand JD, youtubeur genevois.

Avec près de 2 millions d’abonnés sur sa chaîne YouTube, le Genevois Julien Donzé, alias Le grand JD, peut revendiquer une des plus grandes audiences de la francophonie. Et comme ce trentenaire se fait du souci pour sa planète, il en profite pour démontrer qu’il y a urgence écologique. Des reportages sur les animaux sauvages rappellent aussi intelligemment à un jeune public que la nature est sublime.


24HEURES
 

Serge Ansermet, ex-secrétaire du WWF Vaud, retraité.

Ce Veveysan incarne les premières années de l’écologie militante, quand l’incompréhension était quasi totale. Les choses ont heureusement évolué.

- Vos combats acharnés pour défendre la nature vous ont valu des haines.Est-ce encore le cas aujourd’hui?
- Il y a une évolution positive. Il est de plus en plus facile de négocier avec les milieux agricoles et politiques, notamment. L’anti-écologisme viscéral d’il y a quelques années a fait place à une meilleure écoute. Les gens sont mieux informés. Cela n’empêche malheureusement pas les atteintes à la nature d’augmenter.

- Quels sont les dossiers qui vous préoccupent actuellement?
- Les immenses projets dans l’ouest lausannois et une nouvelle piste de ski au col du Pillon, par exemple.


maurice k. grünig
 

Jacques Perritaz, fondateur de la cidrerie Le Vulcain à Treyvaux (FR).
>> www.lacidrerie.ch

Ce biologiste fribourgeois a obliqué vers le cidre il y a treize ans par passion. Et son Vulcain est un des meilleurs cidres du monde. Les trois quarts de sa production finissent sur des tables de New York ou San Francisco, faute d’une réelle culture du cidre dans notre pays. Mais une fois qu’on a goûté à l’un de ces nectars ultra-naturels, on ne peut plus s’en passer.


 

Thomas Pizer, fondateur de l'association Aquaverde.
>> www.aquaverde.org
>> www.aucoeurdestemps.org

En chiffres, cela représente:
* 200'000 arbres replantés en 15 ans grâce à Aquaverde.
* 40 peuples premiers seront réunis en novembre 2019 dans le cadre d’une grande manifestation.
* 300'000 francs à collecter pour boucler le budget 2019.


DR
 

Sara Gnoni, conseillère en environnement.
>> www.thepositiveproject.ch

Un bon exemple de ces nouveaux métiers induits par la nécessité de repenser l’économie. Après dix ans dans des grandes firmes d’audit, cette experte-comptable a suivi une formation en environnement. Avec The Positive Project, elle apporte son expérience et ses compétences aux entreprises.


dr
 

Yves Loerincik, fondateur d’Eqlosion.
>> www.eqlosion.ch 
>> www.zeolite-solutions.ch

- Vous avez été un pionnier dans les écobilans avant de lancer, il y a quatre ans, eqlosion. En quoi consiste cette entreprise?
- Nous sommes spécialisés dans la création de nouvelles activités. Nous faisons en sorte de transformer une idée en produit ou en service. Mais il s’agit toujours de projets fortement orientés vers un gain de durabilité.

- Des exemples de ce que vous faites?
- Nous avons par exemple lancé le Climathon Lausanne, dont la première édition a eu lieu l’année passée. Il s’agit d’un hackathon, un événement regroupant des professionnels d’horizons divers pendant 24 heures pour développer des idées de nouvelles activités qui répondent aux enjeux climatiques. Nous avons aussi développé la marque Zeolite, qui met en place des plans d’engagement aidant à faire évoluer les pratiques professionnelles et le comportement des citoyens vers plus de durabilité.


Marcus Gyger
 

Vera Weber, présidente de la Fondation Franz Weber.
>> www.ffw.ch

- Votre combat le plus cher?
- Tous me tiennent à cœur, bien sûr. Mais puisque vous n’en voulez qu’un, je dirais la préservation de la nature et de la beauté des paysages suisses.

- Votre combat le plus délicat à mener?
- C’est la problématique des éoliennes en Suisse. C’est une pesée d’intérêts, un arbitrage extrêmement délicats. Pour moi, la préservation de la nature prime et ces machines ne sont pas adaptées à notre pays. Il est difficile de faire comprendre qu’une organisation de protection de la nature puisse s’opposer à une énergie renouvelable.

- Votre souhait le plus vif?
- Une prise de conscience profonde, totale, générale des enjeux de la protection de la nature. Comme si tout le monde se mettait à porter un gilet vert, en quelque sorte.


david gagnebin-de bons
 

Leïla Rölli, journaliste indépendante et initiatrice de l’action Papaille.
>> www.envertetcontretout.ch

Elle a lancé son site en 2017 après avoir été présente sur différents médias. En vert et contre tout cherche à sensibiliser ses visiteurs aux thématiques de l’écologie et du développement durable avec des capsules vidéo ludiques de deux minutes.

Et Leïla Rölli a lancé Papaille, une campagne contre les pailles jetables déjà adoptée par la Ville de Neuchâtel.


DR
 

Charlotte De La Baume, co-inventrice d’un indicateur alimentaire.
>> www.beelong.ch

Les aliments ont un énorme impact écologique. Encore faut-il pouvoir le mesurer. Charlotte de La Baume et Mathias Faigaux ont lancé l’indicateur Beelong, inventé à l’Ecole hôtelière de Lausanne, pour voir plus clair (et plus vert) dans l’assiette.

Sont pris en compte la provenance, la saison, le mode de production, le degré de transformation des denrées alimentaires, le climat et les ressources. Il reste cependant encore du travail avant que les notes (allant de A à G) ne soient indiquées partout et sur tous les produits.


Nicolas Pierret
 

Les nouvelles épiceries. Hommage en quatre exemples romands à ces anonymes, le plus souvent des femmes, qui réinventent l’épicerie avec des produits bios et présentés en vrac. Ces petits commerces commencent à ouvrir un peu partout. Le défi est difficile, mais quand ces épiceries sont bien placées, elles peuvent espérer atteindre le seuil de rentabilité. Un de leurs atouts par rapport aux grands magasins est la possibilité de s’approvisionner en vrac et donc de faire la nique aux emballages. Ces épiceries sont aussi complémentaires des marchés.

- Au Jardin de Cérès: un bel espace situé à la rue des Tanneurs à Porrentruy. Depuis plus de 35 ans, Elisabeth Rohrer Choffat est la propriétaire des lieux et partage son engagement pour la nature et pour le bio avec sa clientèle. >> www.aujardindeceres.ch

- La Brouette: des graines, des légumes, du miel, des confitures bios dans ce joli magasin lausannois à l’avenue d’Echallens. Mais aussi des shampoings solides épatants, efficaces et bien sûr garantis sans emballage. >> www.labrouette.ch

- Le Silo: les trois credo du Silo à La Chaux-de-Fonds sont manger plus sainement pour mieux vivre, adopter un mode de consommation durable et n’acheter que ce que l’on consomme vraiment. A bon entendeur... >> www.lesilo.net

- Au P'tit Tout: épicerie en vrac et locale à Bulle, à côté de la gare. «Vous amenez vos contenants et vous les remplissez exactement avec la quantité que vous désirez! Des sacs à vrac en tissu sont en vente à l’épicerie.» Qui dit mieux? >> www.epicerie-en-vrac.ch


FCOM
 

Thomas Büchi, président du groupe Charpente Concept à Perly (GE).
>> www.charpente-concept.com

Ce menuisier et charpentier incarne le retour en force du bois dans le bâtiment depuis une vingtaine d’années. Et du bois local de préférence. Thomas Büchi a notamment construit le nouveau refuge du Goûter, au Mont-Blanc. Cet ancien député radical a compris depuis longtemps les impératifs écologiques et s’est donc battu, avec succès, pour le retour des charpentes en bois, les plus nobles et les plus respectueuses de l’environnement.


dr
 

La Clef des Champs, à Courgenay (JU),
>> www.clef-des-champs.ch

Avec l’impératif consistant à «prendre soin de la nature et de l’humain», la Clé des Champs produit des légumes biologiques au rythme des saisons, selon un modèle «résilient» fondé sur la permaculture. Ses membres participent aux travaux du jardin. Tout le monde est responsable de la bonne marche de la coopérative et prend part aux décisions.


Guillaume Perret
 

Marc Muller, ingénieur en énergie, spécialiste des constructions écologiques, co-animateur de l’émission «Aujourd’hui» sur la RTS. Une troisième saison de 26 épisodes sera diffusée dès mai prochain.
>> www.impact-living.ch
>> www.en-autarcie.ch

- Que vous a appris votre participation aux deux premières saisons de l’émission «Aujourd’hui»?
- Cela fait une quinzaine d’années que je suis actif dans le domaine de la durabilité. Et j’ai souvent constaté que les citoyens étaient démotivés par le sentiment d’impuissance que leur inspiraient l’inertie politique et la marche du monde. Rencontrer ces citoyens engagés écologiquement, c’était vérifier au contraire que chacun peut contribuer à changer les choses autour de soi. C’est très motivant.

- Quel souhait formulez-vous pour 2019?
- J’espère que les gens seront plus égoïstes que jamais! Comme cela ils s’intéresseront plus à leur confort de vie. Et comme un meilleur confort de vie passe par un environnement préservé, cet égoïsme sera bénéfique pour la nature!


F.BUSSON
 

Nicolas Oppliger, fondateur d’une plateforme de financement participatif.
>> www.yeswefarm.ch

C’est typiquement le genre d’initiative épatante facilitée par la révolution numérique. Ce jeune diplômé en économie d’entreprise a lancé l’année passée cette plateforme de crowdfunding dédiée à l’agriculture et à l’alimentation. Permaculture, micro-brasseries, agritourisme... Les investisseurs ont l’embarras du choix.


Remo Naegeli
 

François Turrian, directeur adjoint de BirdLife Suisse.
>> www.birdlife.ch

Cet ornithologue mène le combat en Romandie pour inverser la tendance du déclin accéléré d’une grande partie des espèces d’oiseaux en Suisse.

Cent vingt-sept espèces différentes d'oiseaux ont été observées par les gens ayant participé à la dernière action «Oiseaux de nos jardins» de BirdLife Suisse. Mais la moyenne d’espèces différentes et celle du nombre d’oiseaux par jardin sont en baisse.


dr
 

Jenny Leuba, cheffe de projet Romandie à Mobilité piétonne Suisse et membre du comité de Rue de l’Avenir.
>> www.mobilitepietonne.ch
>> www.rue-avenir.ch

- N’y a-t-il pas un paradoxe à défendre les droits du plus vieux moyen de transport de l’humanité, la marche?
- C’est justement parce que tout le monde se déplace à pied que la sécurité et le confort des piétons sont peu défendus. Mobilité piétonne Suisse et Rue de l’Avenir conseillent notamment les communes pour créer des conditions permettant de redécouvrir le plaisir de la marche en milieu urbain. Cela représente aussi un enjeu de santé publique énorme.

- Une mesure qui améliorerait sensiblement les déplacements à pied?
- La vitesse maximale à 30 km/h en ville a un fort impact positif sur la sécurité, la pollution et le bruit. Ce genre de mesure, qui coûte peu, permet d’améliorer la coexistence de tous les usagers, de faire en sorte que l’espace urbain soit plus accueillant et plus convivial.


Keystone
 

Dona et Ernesto Bertarelli, Fondation Bertarelli. 
>> www.fondation-bertarelli.org

Il y a 20 ans, Dona et Ernesto Bertarelli créaient la Fondation Bertarelli en souvenir de leur père, Fabio. Quelque 2'190'000 km2 d’aire marine protégée ont ainsi été créés grâce au soutien de la fondation depuis 2008. Rien que de très logique venant de cette fratrie de marins passionnés, qui ont pu vérifier en naviguant tout autour du monde la dégradation alarmante de ces milieux. Les eaux suisses ne sont pas oubliées: la fondation a aussi soutenu l’association Net’Léman, qui nettoie annuellement le grand lac.


dr
 

Conrad Lutz, éco-architecte fribourgeois.
>> www.lutz-architectes.ch

Ce pionnier suisse de l’éconstruction a pris sa retraite l’année passée après quarante ans de carrière exemplaire. Ce Fribourgeois a compris avant tout le monde l’importance écologique de la consommation d’énergie des bâtiments. En 1974 déjà, au lendemain de la crise pétrolière, il construit à Giez sa première maison à très faible consommation. En 2015, il crée BlueFactory à Fribourg, le premier bâtiment à zéro émission de carbone de Suisse. Son credo a toujours été de faire mieux avec moins et de privilégier le bois local comme principal matériau de construction.


Saint - Paul SA
 

Caspar Bijleveld, fondateur du Papiliorama à Chiètres (FR).
>> www.papiliorama.ch

A mi-chemin entre un jardin botanique et un zoo, le Papiliorama a conquis un large public de fidèles. Il faut dire que les papillons se font plus rares que jamais dans la nature. Dans le livre d’or, certains visiteurs écrivent d’ailleurs qu’ils viennent à Chiètres pour pouvoir en montrer à leurs enfants.

Le Papiliorama en chiffres, c’est: 30 ans d’existence, 135 collaborateurs6,5 millions de visiteurs depuis ses débuts et 60 espèces de papillons en moyenne, le double selon les saisons, 5 millions de francs de budget, 4 espèces animales (singes de nuit, pacas, porcs-épics arboricoles et tayras) participant au programme de conservation supervisé par l’Association européenne des jardins zoologiques.


Stéphanie Liphardt
 

François Bauer, directeur de Planair SA, bureau d’ingénieurs conseils en énergie.
>> www.planair.ch

Ce bureau d’ingénieurs est un bon exemple d’une profonde mutation. Lancé dans un état d’esprit militant il y a plus de 30 ans, Planair est aujourd’hui une machine de guerre réunissant 90 collaborateurs spécialisés répartis sur huit sites. Les clients de ces virtuoses de l’efficacité et de l’assainissement énergétiques sont aussi bien des particuliers que des collectivités publiques, des gérances et des industries.


Blaise Kormann
 

Julien Perrot, biologiste, journaliste, éditeur de «La Salamandre».
>> www.salamandre.net

Ce Neuchâtelois d’adoption est indéniablement un des principaux saints romands de la nature. Julien Perrot s’évertue depuis plus de 30 ans à stimuler, avec son magazine «La Salamandre», l’intérêt et la prise de conscience des jeunes et des adultes.

Sous cette marque, Julien Perrot et sa petite vingtaine de collaborateurs publient désormais trois revues ainsi que de magnifiques livres et documentaires, et organisent annuellement un festival convivial qui aura lieu cette année du 18 au 20 octobre à Morges (VD).


laurent de senarclens/Migros Mag
 

Daniel Aubort, photographe naturaliste.

- Comment se porte la photographie naturaliste dans ce monde saturé d’images?
- La raréfaction de la faune ne facilite pas ce travail. Et les débouchés sont rares. Mais l’intérêt croissant du public pour la nature m’a permis de donner des cours.

- Votre séance photo la plus extraordinaire?
- Difficile d’en choisir une sur plus de trente ans d’activité. Mais il y a trois mois, j’ai pu immortaliser la capture d’un lièvre par un chat sauvage au pied du Jura. Une scène complètement inédite. J’avais l’impression de me trouver dans un parc naturel africain.

- Que peut-on vous souhaiter comme autre rencontre animalière exceptionnelle?
- Il y a certains animaux d’ici que je n’ai encore jamais pu observer. Le putois, par exemple, alors que j’ai eu la chance de vivre huit rencontres avec le lynx.


dr
 

Ivo Brügger, directeur de MOVE Mobility SA à Granges-Paccot (FR).
>> www.move.ch

La voiture électrique souffre d’une maladie endémique en Suisse: l’absence d’un vrai réseau de bornes de recharge. Le Groupe E s’est engagé à en mettre à disposition plusieurs centaines d’ici à la fin de cette année. Le réseau MOVE lancera-t-il enfin cette révolution de la mobilité individuelle en Suisse?


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