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Enfin de la lingerie menstruelle locale!

Deux Valaisannes, Chloé et Elodie, ont décidé de confectionner des culottes écoresponsables. Avec Gaya, leur future ligne de lingerie «spéciale règles», elles refusent le diktat des protections hygiéniques jetables.

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Chloé Bazzi (à g.) et Elodie Schenk, créatrices de lingerie menstruelle et fondatrices de la lingerie Gaya. Béatrice Devènes

Tout a commencé par une blague entre deux adeptes du mouvement zéro déchet. «Et si on créait notre propre gamme de lingerie menstruelle?» C’est le déclic et, une dizaine de mois plus tard, les culottes Gaya deviennent réalité pour Chloé Bazzi (24 ans), graphiste, et Elodie Schenk (33 ans), collaboratrice chez Biofruits. Les Romandes tissent leur start-up en suivant les plis d’une tendance verte pour des produits féminins plus éthiques. Quand on sait qu’une femme consommerait plus de 10 000 tampons et/ou serviettes hygiéniques en une vie, pour un coût estimé à 4500 francs, selon la RTS, on se dit qu’il était temps que la Suisse se mette à fabriquer ses culottes pour les règles!

Avec Gaya – qui lance à la mi-décembre un crowdfunding – ce sera chose faite si les entrepreneuses atteignent la somme de 60 000 francs pour réaliser leur première collection en fibres naturelles. Après avoir parcouru les salons de lingerie, elles ont récolté tout le savoir-faire nécessaire pour confectionner leur ligne écopersonnalisée.

Voici donc Mélie, la culotte élégante parée de dentelle, et Hora, sa comparse plus sportive et confortable. A l’intérieur, elles possèdent trois couches de tissu innovant qui absorbe le flux sanguin jusqu’à douze heures. Lavable à 30°C à la machine, chaque sous-vêtement peut être réutilisé pendant cinq à sept ans.

Quant aux premières clientes, elles devraient recevoir leur lingerie au printemps 2021, pour 60 à 80 francs pièce. «On aurait envie de proposer 12 modèles aux coloris variés, mais on a décidé de faire une chose après l’autre», souligne Elodie Schenk. Alors qu’elles rêvaient d’une chaîne de production 100% locale, elles ont finalement dû se tourner vers nos voisins français. «En Suisse, il n’y a pas de bureau d’étude en lingerie avec des spécialistes qui réalisent les patronages. Ce sont eux qui valident le prototype et réalisent le dossier technique pour entrer en fabrique de confection.» Gaya, c’est donc des culottes pensées 100% en Valais, mais avec une petite touche européenne.

>> Découvrez le projet sur gaya-lingerie.ch
>> Vous connaissez une ou un Romand qui a un talent particulier? Signalez-le nous à l'adresse: courrier@illustre.ch


Par Jade Albasini publié le 9 décembre 2020 - 08:38, modifié 18 janvier 2021 - 21:16