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Que faire après l’école obligatoire?

Publié lundi 9 mars 2020 à 09:27
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Publié lundi 9 mars 2020 à 09:27 
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A 16 ans, votre ado ne trouve pas sa voie et ne sait pas quel job apprendre? Vous êtes inquiet? Les pistes d’une professionnelle pour qu’orientation ne rime pas avec pression. Et pour envisager l’avenir avec sérénité.
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Pour Pascale Roux, psychologue spécialiste en coaching à Genève et à Nyon, l’orientation d’un jeune dépend de nombreux paramètres: comment il finit sa scolarité obligatoire, son âge, etc. Elle souligne l’importance des stages et d’avoir un projet bien ficelé.

Souvent, la voie naturelle après l’école obligatoire est de continuer au gymnase. Quitte à étudier des matières qui ne l’intéressent pas. Et où il aura de la peine à s’accrocher, surtout lors de l’apparition de difficultés scolaires. La maturité peut être un objectif, mais il faut savoir que faire après. Aller au gymnase par défaut, ça peut certes laisser trois ans de répit, mais ça ne forme pas un projet scolaire bien ancré.

Le jeune moins scolaire qui déclare «je veux arrêter l’école». Deux cas: il sait ou ne sait pas où se diriger.

1) Il a une idée précise du métier qu’il veut faire. Attention de bien vérifier que ce ne soit pas trop éloigné de la réalité, ce qui est souvent la cause d’une rupture d’apprentissage après quelques mois, l’ado se rendant compte qu’il y a un décalage entre ce qu’il imaginait et la réalité. Même si le jeune est très déterminé, il faut toujours discuter avec lui, poser des questions, savoir ce qui lui plaît dans cette profession. D’où l’importance des stages. Cela permet de voir en un ou deux jours si ce métier est réellement ce qui lui convient.

2) Il ne sait pas que faire. Une situation délicate, mais qui n’est pas rare. L’ado ne sait pas du tout où se diriger.

Trois étapes pour débloquer la situation:
• Aller sur le site www.orientation.ch. Une vraie mine d’infos pour découvrir des professions. Vaud y mentionne même les places d’apprentissage en ligne.

• Se faire accompagner par un conseiller d’orientation. C’est l’occasion de faire un test d’intérêt, avec des questions sur ce qu’il aime (être à l’intérieur ou à l’extérieur, travailler de ses mains, etc.). But du test: cerner les domaines d’intérêt. Parfois, il enfonce des portes ouvertes et le jeune a l’impression de ne rien apprendre. Parfois, il donne des résultats ahurissants et n’est pas efficient. Mais c’est une étape. L’ado se pose des questions, réfléchit. S’il découvre un job qui l’intéresse, le conseiller vérifie que c’est possible suivant son parcours, s’il faut un CFC, une matu pro, etc.

• S’il n’y a pas de résultat satisfaisant, un coaching avec un psychologue peut être un bon moyen de réfléchir plus profondément à sa vie. Pascale Roux cherche à découvrir les capacités innées du jeune lors d’une discussion. En quoi il est naturellement doué, quelles sont les aptitudes particulières dès l’enfance, quels sont les chouettes moments de sa vie. Ainsi, en lui posant des questions, des domaines d’activités qui lui conviennent peuvent se dessiner pas à pas.

Les ados ne connaissent pas le monde du travail, si ce n’est par le biais des adultes qui en dressent souvent un portait pas très positif, celui d’un monde exigeant, d’un patron qui critique... Cette description suscite l’inquiétude. Pour le coach, il faut réussir à montrer pas à pas les aspects positifs du monde du travail, donner confiance, rassurer, pour débloquer ce frein.

Comment les parents doivent réagir? Tout dépend de la qualité de la relation parents-ado. Parfois, les questions peuvent être perçues comme étant intrusives. Si les parents sont inquiets, les ados le sentent. Ce qui aide le plus? Que les parents gardent confiance. C’est important de dédramatiser. Le choix d’une profession n’est pas pour les cinquante prochaines années. De nombreuses passerelles sont possibles. Tout est possible. Il n’y a pas une seule voie, un seul métier.

Essayer une voie puis y renoncer après six mois, un échec? Pascale Roux cite Nelson Mandela: «Dans la vie, je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends.» Pour être certain qu’on aime la pizza, on est obligé d’y goûter. De chaque expérience, on tire un bénéfice: je me connais mieux, je découvre vers quoi me tourner; d’où l’importance des stages. Des parents le soutenant feront la différence pour un ado.

Attention aux délais d’inscription! La rentrée universitaire d’automne semble loin et, pourtant, les inscriptions ont lieu au printemps, en général jusqu’en avril.


Le conseil de l'experte Pascale Roux

«Ne pas mettre trop de pression sur l’ado. A 15 ans, rares sont les parents qui savaient quel serait leur métier. Et ne pas oublier qu’actuellement rien n’est immuable, il existe de nombreuses passerelles pour changer d’orientation.»


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