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L’art de s’évader

Publié jeudi 11 juin 2020 à 16:34
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Publié jeudi 11 juin 2020 à 16:34 
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En ces temps de post-confinement, en attendant que les salles de spectacle rouvrent, voici quelques propositions pour vous échapper, seul ou en famille,grâce à un livre, à un film, à une exposition ou à une captation. Bon voyage.
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1. Pour les amateurs de sculptures - exposition

Ces créatures en basalte ont été acquises en 1939 par Josef Müller, le fondateur de la collection Barbier-Mueller. Après-guerre, Dubuffet découvre ses statues et les nomme (probablement à cause de la barbe qu’arborent certaines) les «Barbus Müller». Fasciné, il organise même une exposition dans le Foyer de l’Art Brut à Paris. A l’époque, on ignorait d’où pouvaient provenir ces œuvres. Mais aujourd’hui, grâce à l’enquête de Bruno Montpied, on sait que ces statues qui semblaient provenir de l’île de Pâques sont pour la plupart l’œuvre d’un cultivateur auvergnat, un certain Antoine Rabany, né en 1844 et surnommé le Zouave. A admirer sans réserve.

«Les Barbus Müller», Musée Barbier-Mueller, jusqu’au 1er novembre, rue Jean-Calvin 10, 1204 Genève, 022 312 02 70, www.barbier-mueller.ch

 

2. Pour se souvenir de la journée des femmes - livre

Replonger dans ce 14 juin qui nous faisait vibrer il y a un an: c’est ce que propose cet ouvrage où ne figurent que des images réalisées par des photographes femmes. Trente-deux d’entre elles ont posé sur l’événement un regard forcément empathique. Pour savourer des instantanés inédits et retrouver l’ambiance galvanisante de cette journée teinte en mauve. A. B.

«Nous – Au cœur de la grève féministe», édité par le collectif Frauen*streikfotografinnen, 140 pages, 34 fr., en librairie, www.wir-nous.ch/le_livre

3. Pour les fans d’art contemporain - exposition

Le jeune Genevois Mathias Pfund a obtenu une carte blanche du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds. Du coup, il a décidé de «ré-accrocher» une salle en s’interrogeant sur la fameuse «Ecole du gris» qui aurait vu le jour à La Tchaux durant l’entre-deux-guerres. La proposition de Pfund est de se plonger dans la méthode de fabrication artistique en se focalisant plus sur l’interprétation d’une œuvre que sur l’œuvre elle-même, cela en s’appuyant et en mettant en scène les réalisations d’Aurèle et François Barraud, Pierre-Eugène Bouvier, Georges Dessouslavy, Charles Humbert, Pierre Jeanneret, Guido et Albert Locca, Jeanne Pellet, Lucien Schwob, Madeleine Woog et Philippe Zysset.

«Mathias Pfund. Laughing Stock», jusqu’au 20 septembre, Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds, rue des Musées 33, La Chaux-de-Fonds, 032 967 60 77, www.j3l.ch

4. Pour ceux qui veulent entrer en littérature - podcast

Arte Radio a donné la parole à des auteurs à succès, ceux qui ont des bandeaux rouges qui décorent leur couverture et dont les tirages volent haut. Philippe Jaenada et Alice Zeniter, entre autres, se sont confiés au journaliste littéraire Richard Gaitet sur leurs tentatives d’écriture, leur méthode d’écriture, leur accès au succès, etc. Delphine de Vigan est la prochaine à passer à l’interview. Une véritable leçon de style auprès des grands.

Podcast «Bookmakers» sur arteradio.com, 3 x 30 minutes


5. Pour les amateurs de rap et de cinéma anglais - film

Un ado ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil trouve son salut dans les battles de rap et la poésie. En regardant ce long métrage, on pense forcément à 8 Mile avec Eminem. Mais le talent d’Ed Lilly, qui a d’abord percé au pays de la queen Elisabeth en tant que rappeur et qui s’est reconverti dans le cinéma, nous balade dans un univers où la beauté des mots peut couvrir la laideur des hommes.

«VS.», d’Ed Lilly, avec Connor Swindells, Joivan Wade, sur la plupart des plateformes VOD

 

6. Pour une soirée entre copines - one woman show

Depuis son «Kevin, je veux des paillettes dans ma vie et des moulures au plafond», Inès Reg a fait un long chemin qui, en 2019, est passé par le Marrakech du rire. Durant le confinement, elle a charmé la planète Instagram avec ses sketchs et ses lives. Elle remonte maintenant sur scène pour nous parler mariage, nudité et mettre des étincelles dans notre existence.

«Inès Reg – Hors normes», 26 juin à 19 h et 21 h 15 et si annulé reporté au 18 septembre, Théâtre du Léman, quai du Mont-Blanc 19, 1201 Genève, 022 908 97 66, www.theatreduleman.com

7. Pour les amateurs de stars du rock des années 70 - podcast

Manager et promoteur de concerts, Alain Lahana a côtoyé les plus grands. Au micro de Marc Gonnet dans le podcast Sold Out sur delight-data.com, l’homme de musique raconte avec moult détails ses rencontres avec des petits groupes ou chanteurs qu’il a produits dans les années 70 en France tels que les Clash, Patti Smith, The Police, David Bowie ou Iggy Pop. Une vie avec Patti, Iggy et les autres. Une pépite.

«Sold Out», épisode du 14.10.2019 sur www.delight-data.com, 30 min

8. Pour les grands rêveurs et les enfants - spectacle

Un couple se dispute au sujet d’un chat coincé dans une boîte. Arrive de nulle part une enveloppe destinée à une mystérieuse Barbara Fontaine. Personne ne sait qui c’est. Pas plus les deux trublions sur scène que le public. Cette pièce à l’humour décalé se joue avec la participation du public et l’embarque dans son monde.

«Retour à l’expéditeur», de Katy Hernan et Barbara Schlittler, le 20 juin à 17 h et le 21 juin à 11 h, dès 8 ans, Théâtre du Pommier, rue du Pommier 9, 2000 Neuchâtel, 032 725 05 05, www.ccn-pommier.ch

9. Pour les découvreurs de talents musicaux - concert

Dans le cadre du projet Proxima, Les Docks ouvrent leurs portes au trio Fixit. Depuis Voodoo Girl, leur EP de 2017, Gabriel, Simon et Alexia ont décidé de continuer leur route sur scène et vont nous livrer leur premier album, qui met en avant les sonorités pop, bluesy, rock et tendres du groupe lausannois.

Fixit, le 24 juin à 20 h, Les Docks, avenue de Sévelin 34, Lausanne, 021 623 44 44, www.docks.ch

 

10. Pour les fans de danse contemporaine - ballet

Pour fêter ses 40 ans de carrière, Marie-Claude Pietragalla a imaginé un spectacle dans lequel, seule en scène, elle explore son rapport à la danse et revient sur ses vies de danseuse étoile, chorégraphe, créatrice d’une compagnie. Un show dans lequel paroles et danse se mêlent jusqu’à ne faire plus qu’un.

«La femme qui danse», Marie-Claude Pietragalla, le 30 octobre, salle Métropole, rue de Genève 12, Lausanne, www.sallemetropole.ch

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