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L’art de s’évader en 10 idées

Publié vendredi 29 mai 2020 à 08:33
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Publié vendredi 29 mai 2020 à 08:33 
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En ces temps de post-confinement, en attendant que les salles de spectacle rouvrent, voici quelques propositions pour vous échapper, seul ou en famille, grâce à un livre, à un film, à une exposition ou à une captation. Bon voyage.
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1. Avec des amis adeptes du monochrome - exposition

Le Mamco offre à ses visiteurs une rétrospective de l’œuvre d’Olivier Mosset. Le Bernois, qui, avec Buren, Parmentier et Toroni, créa le mouvement B.M.P.T., est une figure centrale de la peinture abstraite d’après-guerre. L’exposition organisée par le Mamco montre toute la palette de ce chantre du monochrome et de l’abstraction géométrique.

«Olivier Mosset», expo prolongée jusqu’au 6 décembre 2020, rue des Vieux-Grenadiers 20, Genève, 022 320 61 22, www.mamco.ch

 

2. Avec des copines qui aiment l’autodérision - spectacle

Après quatre ans d’absence, Florence Foresti remonte sur scène et nous présente enfin en Suisse Epilogue, un one woman show plein de peps et d’insolence. Repoussé en novembre à cause du satané virus, le spectacle nous révèle que cette pointure de l’humour n’a rien perdu de son impertinence, de son irrévérence, ni de sa fascination pour les petites absurdités du quotidien.

«Epilogue», Florence Foresti, les 4 et 5 novembre 2020, 20 h, Arena, route de l’Aéroport 29, Grand-Saconnex, 022 710 90 90, billets sur www.ticketcorner.ch

3. Pour les fans de films d’espionnage - cinéma

Nous sommes au début des années 90 à Miami, où un groupe de Cubains met en place un réseau d’espionnage pour infiltrer les anticastristes qui fomentent des attentats à Cuba. Un pan de l’histoire que l’on connaît peu et qui met en avant le talent de réalisateur Olivier Assayas et de la bombissime Ana de Armas, que l’on va bientôt voir dans le dernier James Bond.

«Cuban Network», d’Olivier Assayas, avec Penélope Cruz, Edgar Ramirez, Gael Garcia Bernal, Ana de Armas, sur Canal VOD ou MyTF1VOD

4. Avec des fans d’expressionnisme abstrait - exposition

Pleins feux sur Lee Krasner au Centre Paul Klee de Berne. Et c’est tant mieux, car l’œuvre de cette peintre fut souvent placée sous l’éteignoir parce qu’elle était l’épouse de Jackson Pollock. Pourtant, pendant plus de cinquante ans, Krasner n’a cessé de faire évoluer son art, pensant qu’il ne fallait pas avoir une signature unique mais plutôt s’engouffrer dans chaque brèche de l’expressionnisme abstrait. Le résultat? Une œuvre colossale que l’on a la chance de pouvoir enfin admirer, car c’est la première rétrospective de son travail en Europe.

«Lee Krasner», expo prolongée jusqu’au 16 août 2020, Centre Paul Klee, Monumenz im Fruchtland 3, Berne, 031 359 01 01, www.zpk.org

 

5. Avec des amoureux du couple Birkin-Gainsbourg - concert

Là encore, il s’agit d’un concert reporté pour lequel il reste encore des places. L’idée de Birkin était de réserver à Montreux la dernière date de sa tournée qui dure depuis plus de trois ans. Pour clôturer sa représentation, la chanteuse a invité Lou Doillon, Carla Bruni et bien d’autres à chanter avec elle sous la direction d’Alexandre Mayer et de son Ensemble symphonique neuchâtelois.

«Birkin-Gainsbourg: le symphonique», Jane Birkin, le 16 septembre 2020, Auditorium Stravinski, Montreux, www.lasaison.ch

6. A voir avec des fans de comédies musicales - cinéma

Netflix cherche définitivement à redorer son blason du côté des cinéphiles! Après avoir intégré Chaplin, Truffaut, Lynch ou Dolan à sa liste de réalisateurs, c’est maintenant au tour du poétique Jacques Demy de prendre place sur cette plateforme. Et ce, avec neuf films, dont Lola, Les demoiselles de Rochefort, Jacquot de Nantes et, bien sûr, Les parapluies de Cherbourg. Cette histoire d’amour sans futur est très représentative du cinéma de Demy et bouleversera encore et encore les spectateurs fleur bleue.

«Les parapluies de Cherbourg», de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve et Nino Castelnuovo, sur Netflix

7. Avec des amateurs d’indépendance artistique - exposition

Le Musée de l’art brut a décidé de prolonger jusqu’au 1er novembre cette exposition qui avait à peine débuté avant l’arrivée du Covid-19. Ainsi, ce sont ceux que l’on appelle les «imagistes de Chicago» qui sont à l’honneur. Des artistes qui se sont inspirés de l’expressionnisme allemand,
du surréalisme, mais aussi des écrits du psychiatre Hans Prinzhorn et des œuvres de Jean Dubuffet, les pères de l’art brut. Le point central de cette expo, ce sont les réalisations de Henry Darger, une des figures les plus célèbres de l’art brut aux Etats-Unis.

«Chicago Calling», jusqu’au 1er novembre, Musée de l’art brut, avenue des Bergières 11, Lausanne, 021 315 25 70, www.artbrut.ch

8. Avec des copines pour enfin s’accepter - film

Nour est jeune, drôle, très intelligente, a un travail qu’elle aime et des amis fidèles. Mais elle a aussi 20 kilos en trop, passe sa vie avec un bonnet vissé sur la tête et vient de se faire plaquer par son amoureux, qui lui préfère une brindille. Pour s’accepter, la jeune femme se lance dans des cours de pole dance. Cette comédie, flinguée à sa sortie par le Covid-19 mais heureusement disponible sur les plateformes, est une petite bombe d’humour qui, avec des dialogues fins et percutants, de bons acteurs, dont une Valérie Lemercier complètement déglinguée, fait le portrait d’une jeunesse très attachante.

 

«Forte», de Katia Lewkowicz, avec Melha Bedia, Valérie Lemercier, Alison Wheeler, sur Amazone Prime Video ou en VOD

9. Pour tous les amateurs de thriller judiciaire - roman

Adoubé par Le masque et la plume, Télérama et on en passe, le dernier roman de John Grisham est une véritable réussite. Pete Bannon revient de la Seconde Guerre mondiale avec les honneurs. Membre très respecté de sa communauté, il s’installe comme fermier dans sa petite ville natale. Mais un jour, il abat de sang-froid un ami de longue date, le révérend Dexter Bell, et s’enferme dans le silence tandis que son avocat se bat pour lui éviter la peine de mort.

«La sentence», de John Grisham, Ed. JC Lattès

10. Pour faire découvrir l’histoire Suisse aux enfants - roman pour jeunes

Nous sommes en 1790, les trémors de la Révolution française résonnent encore lorsque Marguerite, une jeune amnésique, est découverte à Coppet dans la cave de la famille Necker. Les parents de Germaine de Staël la prennent sous leur aile et, lorsque la femme de lettres rejoint la demeure familiale, une complicité naît entre l’écrivaine et Marguerite. En ces temps incertains, la jeune fille va s’avérer être une alliée précieuse pour Germaine et ses parents. Un très bon roman historique qui va conduire ses jeunes lectrices dans les méandres de cette fin du XVIIIe siècle.

«Marguerite et Madame de Staël», vol. 1 «Un espion au château», Auzou, dès 10 ans

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