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L'édito

Le monde est mon bureau

Prendre part à des réunions professionnelles à 10 ou 1000 km de son bureau est devenu un jeu d'enfant. Finis les trajets quotidiens aux heures de pointe. Place à Zoom, Meet, Teams et autres logiciels de visioconférence. Dans le magazine de cette semaine, «L’illustré» est parti à la rencontre de quatre nomades numériques romands qui ont pris le large et installé leur ordinateur au Sénégal, en Irlande ou au Maroc.

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Ils ont tout quitté et travaillent sur la route, comme le Valaisan Arnaud Mathier qui a retapé son bus et est devenu nomade numérique.

Tout plaquer mais rester connecté. Le Valaisan Arnaud Mathier a décidé de retaper son bus et de gérer sa petite PME à distance.

Sedrik Nemeth

L’ère covid fut l’ère de la révélation et des prises de décisions. Foin de la vie d’avant, vive celle d’après, dont le but premier est devenu l’épanouissement personnel! Et, par effet ricochet, fini ces existences jugées beaucoup trop centrées sur les objectifs professionnels. Plus de fastidieux trajets quotidiens aux heures de pointe, plus d’emploi du temps hyper-serré... et vive la liberté de pouvoir organiser sa journée comme on le souhaite tout en étant aussi efficace. Prendre de la distance avec son boulot s’avère être une solution épanouissante pour beaucoup. Je parle de distance physique bien sûr. Avec Zoom, Meet et autres applications, faire des réunions à 10 ou 1000 km de son bureau est devenu d’une facilité déconcertante. Et les possibles sont multipliés à l’infini, car la planète est envisagée comme un gigantesque bureau.

«L’illustré» a rencontré quatre personnes qui ont décidé de prendre le large et d’installer leur ordinateur au Sénégal, en Irlande ou au Maroc. On les appelle des nomades numériques. Evidemment, ces changements d’horizon sont plus faciles lorsqu’on est entrepreneur comme Arnaud, indépendante comme Sarah ou encore chefs d’entreprise comme Meriam et Anas. De plus, tout le monde n’a pas le désir d’aller exercer sa profession aux antipodes. Mais il est indéniable que l’univers du labeur a été entièrement repensé grâce à ou à cause de la pandémie: certaines sociétés proposent à leurs employés de s’exiler à l’étranger un mois tout en continuant à effectuer leurs tâches, d’autres n’exigent plus un retour au bureau à temps plein mais jonglent avec les pourcentages et le partage des postes de travail.

Enfin, les espaces de coworking dans lesquels se retrouvent les indépendants et ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas rester chez eux poussent comme des champignons et tutoient le succès économique. Enfin, pour conclure, à l’heure ou j’écris ces lignes, j’apprends qu’Alain Berset va quitter ses fonctions à la fin de l’année pour se lancer dans d’autres défis. La question évidente qui me vient à l’esprit, et je ne suis pas la seule, est donc: comment le bientôt ex-président de la Confédération a-t-il imaginé la suite de sa carrière? S’est-il redessiné une carte du travail? La réponse en 2024.

>> Retrouvez le magazine en kiosque au prix de 5.50 frs. Quatre Romands appartenant à la communauté des nomades numériques racontent comment ils et elles parviennent à poursuivre leur activité professionnelle malgré les milliers de kilomètres qui les séparent de la Suisse.

Illustré, numéro 25

La couverture du numéro 25. Au menu de cette édition: retour sur la carrière d'Alain Berset; Titanic: une fascination mortelle; la tendance des nomades numériques; rencontre avec Kevin Grangier, etc.

Blaise Kormann
Par Laurence Desbordes publié le 23 juin 2023 - 08:41