Aller au contenu principal
Publicité
© julie de tribolet

L'ère des pailles «vertes»

Publié mercredi 21 octobre 2020 à 08:48
.
Publié mercredi 21 octobre 2020 à 08:48 
.
De leurs prototypes biodégradables en tiges de seigle à celles comestibles en fibres de fruits, les pailles d’Okapaï à Fribourg sont la réponse écologique à leur Némésis en plastique.
Publicité

Les quatre fondateurs de la start-up Okapaï ne se connaissaient pas avant de se rencontrer sur les bancs de la Haute Ecole de gestion de Fribourg. Ces anciens étudiants en Master Business Administration et Entrepreneuriat se sont réunis en 2019 autour d’une vision «écolo» dans la fabrication d’un objet du quotidien: la paille. A leur échelle, ils comptent participer à l’éradication du plastique à usage unique en Suisse. Et pour ce faire, rien ne vaut un bon retour aux sources. Traversant les âges, ils s’inspirent des Sumériens qui, il y a 5000 ans, utilisaient tout naturellement des pailles en paille pour boire leur bière.

«On a décidé de lancer notre production maison de pailles en paille. On a donc contacté un agriculteur biologique dans le Gros-de-Vaud pour la matière première», explique Amélie Maradan, qui joue les porte-paroles d’Okapaï. Elle et ses collègues Sandar Htun Hnin, Alessio Parata et Nathalie Tao ont fauché à la main la récolte de 2020. «Nous avons 40 000 pailles! Nous les vendons 8 centimes pièce. C’est impossible de concurrencer le prix du plastique à 1 centime, mais on met en avant l’aspect vert et local.»

Leur concept a déjà séduit des magasins en vrac ainsi que des privés. Les jeunes entrepreneurs – ils ont entre 24 et 40 ans – souhaitent dorénavant activer le réseau des restaurants et des bars.

Toujours en quête de solutions alternatives, Okapaï confectionne aussi des pailles comestibles. «Cela existe déjà dans d’autres pays comme l’Allemagne! Pouvoir manger sa paille en buvant un cocktail, ça nous disait bien!» sourit-elle. Mais trouver une recette qui ne dénature pas le goût de la boisson n’a pas été de tout repos. «Il fallait aussi qu’elle ne se désintègre pas pour tenir dans le liquide pour le touillage.» L’équipe réalise finalement un prototype en fibres de fruits, composé d’ingrédients naturels. Pour les Fribourgeois, l’heure est à l’apéro où l’on trinque sans polluer les océans.

>> Découvrez la start-up Okapaï

>> Vous connaissez une ou un Romand qui a un talent particulier?
Signalez-le nous à l'adresse: courrier@illustre.ch 


Newsletter L'Illustré Recevoir la newsletter L'Illustré