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Théâtre

Mélanie Freymond, de la scène au plateau

Même si le journalisme occupe une partie importante de sa vie, le théâtre est dans son cœur depuis toute petite. Et La Paternelle y tient une place particulière, aujourd’hui encore.

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Mélanie Freymond

Mélanie Freymond a joué à La Paternelle jusqu'à l'âge de 20 ans.

GABRIEL MONNET

«Du côté maternel de ma famille, en Belgique, tout le monde a toujours fait du théâtre. Mon grand-père a rencontré ma grand-mère sur les planches et ma mère, son frère et ses sœurs étaient tout le temps réquisitionnés pour jouer dans les pièces quand ils étaient petits. Quant à moi, je suivais mon grand-père aux lectures et dans les coulisses. Je pense que découvrir l’envers du décor, comment les spectacles se préparaient, ça a marqué mon imaginaire d’enfant.

Je me souviens que, lorsque j’avais 8 ans, l’âge minimum pour pouvoir participer à un spectacle de La Paternelle, des amis de mon père y participaient et lui ont dit de m’emmener avec lui. Le spectacle avait lieu au Théâtre de Beaulieu, qui est quand même le plus grand théâtre de Suisse, donc c’est quelque chose qui m’a marquée. J’y ai ensuite joué pendant douze ans, dont trois ans où je faisais du ballet, avant d’oser faire du texte. A La Paternelle, chacun peut choisir ce qui lui convient entre le chant, la danse, le texte ou la figuration.

Chaque année, le spectacle reprenait un conte connu ou alors c’était une création originale qui était mise en scène. Je me souviens que la première fois où j’ai eu un texte à dire, j’avais 11 ans et on jouait «Alice au pays des merveilles» en prologue à la pièce principale. Et moi, je jouais Alice! J’étais la première à prendre la parole et je me souviens que j’arrivais par la salle, à travers les spectateurs. A 11 ans, il faut un certain aplomb pour balancer la première réplique d’un spectacle! Surtout que, contrairement à ce qui se fait aujourd’hui, je n’avais pas de micro, tout se faisait à la force de la voix. Des années plus tard, mon père, qui ne montre généralement pas trop ses émotions, m’a quand même confié que lorsque ma mère et lui m’ont vue arriver, ils ont versé leur petite larme.

Ces débuts m’ont permis d’exercer ma passion, et chaque année j’ai pris part au spectacle de La Paternelle. On répétait de l’été au mois de décembre et on se produisait le premier week-end de décembre. J’adorais cette adrénaline! Il y avait une peur avant de monter sur scène, un sentiment de se retrouver sur le plongeoir des 10 mètres et de savoir qu’on est obligé d’y aller. Mais en même temps, on a très, très envie de sauter, alors on se jette dans le vide. On sait qu’on est prêt, qu’on a répété et, quand on saute, on ne maîtrise plus rien. Mais finalement, il y avait un côté magique, parce que, une fois sur scène, c’était le bonheur.

J’ai joué à La Paternelle jusqu’à l’âge de 20 ans, encadrée par des professionnels du métier. Les enfants étaient tous des amateurs. Il y avait vraiment une famille qui s’était créée, on se retrouvait tous les week-ends. Le dimanche, quand on faisait la dernière représentation, tout le monde pleurait. Alors forcément, pour moi, ce qui a été vraiment dur, c’est quand je suis arrivée à 20 ans, parce que je passais de l’autre côté, j’avais atteint l’âge limite. C’était l’effondrement, je devais dire au revoir et passer dans l’organisation ou l’encadrement des enfants. Mais ça a été une des plus belles expériences de ma vie et, après, cette passion du théâtre ne m’a jamais quittée.»


>> Son actualité:

Alice, La Paternelle, Théâtre du Jorat, Mézières, 26, 27 et 28 novembre 2021. Billetterie ouverte sur paternelle.ch

Kids Voice Tour, deux éditions: 5 février et 29 octobre 2022.

La Paternelle

Retrouvez Alice, La Paternelle au Théâtre du Jorat à Mézières, les 26, 27 et 28 novembre 2021.

DR
Par Grégoire Egger publié le 26 novembre 2021 - 11:48