Aller au contenu principal
Publicité
© Adrienne Barman

Comment prendre soin de ses animaux domestiques

Publié lundi 23 septembre 2019 à 09:01
.
Publié lundi 23 septembre 2019 à 09:01 
.
Posséder des animaux domestiques implique de veiller à leur bien-être. Cela peut constituer pas mal de boulot, comme le montre un rapide coup d’œil sur l’ordonnance sur la protection des animaux.
Publicité

Toiletter le poil, soigner les onglons, prévoir un étang, proposer un compagnon ou des activités pour distraire la charmante petite bête... S’occuper d’un animal domestique n’est pas une sinécure. Revue en détail des obligations dont vous héritez en même temps que de votre nouvel ami.

● Pédicure sur les artiodactyles (bi-ongulés). Les onglons des caprins et des ovidés doivent être régulièrement taillés de manière appropriée.

● Les pigeons domestiques ont besoin d’au moins un bain d’eau fraîche chaque semaine.

● Ne jamais détenir un rat tout seul. Les rats ont besoin de se blottir contre des congénères.

● Les perroquets aiment pouvoir s’asseoir sur des supports élastiques. L’idéal est de leur en installer plusieurs dans leur cage.

● Il est indispensable de toiletter régulièrement la fourrure du cochon d’Inde à poil long. Si ce n’est pas le cas, il ne voit plus distinctement, trébuche sur sa toison excessive et constelle son poil d’excréments.

● Les tortues terrestres ne mangent pas que de la salade. Elles ont besoin d’une nourriture végétale diversifiée.

● Les chiens aiment dormir «à la douce». Dans des corbeilles bien rembourrées ou sur d’épais coussins.

● Les chats qui n’ont pas de congénères nécessitent quotidiennement des caresses des humains ou un contact visuel avec d’autres chats.

● Lorsqu’il fait chaud, les buffles domestiques et les yaks se réjouissent de se rafraîchir. Si vous n’avez pas une immense pataugeoire, il faudra les doucher.

● Pour entretenir leur plumage, les perruches aiment un bain de sable.

● Les lapins apprécient les objets qu’ils peuvent ronger et un enclos assez haut pour qu’ils puissent s’y tenir assis (au moins une partie de l’enclos).

● Les cochons doivent pouvoir s’activer sans cesse, que ce soit avec de la paille, du fourrage grossier ou quelque chose d’analogue. Une truie portante a quotidiennement besoin, dès le 112e jour de gestation, de matériau propre à façonner un nid.

● La taille d’un reptile détermine la dimension de sa cage. Pour les sauriens, c’est la longueur tête-tronc qui constitue le minimum. Pour les tortues, la dimension de la carapace et pour les serpents, la longueur totale.

● L’aquarium des poissons d’agrément ne doit pas être à la vue de tous sur toutes ses faces. Les poissons ont besoin de se rendre invisibles et de pouvoir battre en retraite. Lorsqu’on possède un aquarium, il faut lui assurer une alternance jour-nuit.

● Le logis d’un hamster doré doit être garni d’une couche d’au moins 15 centimètres de copeaux, de foin et de paille. Il peut ainsi y creuser des sous-sols.

Canards et oies aiment nager. Si possible dans un grand étang au fond du jardin.


Quand on néglige le bien-être animal

- L’ampleur de la sanction dépend du degré de négligence ou d’abandon de l’animal et de son bien-être.

• Ne pas respecter les prescriptions sur la détention d’animaux (volontairement ou par négligence), c’est s’exposer à une amende. En cas de je-m’en-foutisme délibéré, l’amende peut grimper jusqu’à 20 000 francs.

• Une sanction plus grave est encourue en cas de maltraitance animale. Celui qui néglige délibérément un animal, méprise sa dignité ou lui inflige même des sévices peut être condamné à une peine privative de liberté jusqu’à 3 ans ou à une peine pécuniaire. Si la maltraitance résulte de la négligence, une peine pécuniaire jusqu’à 180 jours-amendes est prévue.

- Que puis-je faire si j’observe qu’un animal ne jouit pas de bonnes conditions de détention?

• Suivant la situation, il y a du sens à en parler directement avec le détenteur de l’animal.

• Si vous ne le souhaitez pas, vous pouvez vous adresser à la Société de protection des animaux (SPA) ou à l’office vétérinaire du canton concerné. Ce dernier peut contrôler les conditions de détention et, si nécessaire, intervenir. Notamment en saisissant l’animal à titre préventif, en le mettant à l’abri dans un lieu approprié ou en interdisant au détenteur, de manière temporaire ou indéterminée, de posséder des animaux.

• Si vous pensez que le détenteur fait quelque chose de répréhensible, vous pouvez déposer une plainte auprès de la police.

Adrienne Barman
 

Newsletter L'Illustré Recevoir la newsletter L'Illustré