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© Grischa Schmitz / tellfilm Setfotos

Le Tessin, c’est Hollywood!

Publié mardi 13 octobre 2020 à 09:02
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Publié mardi 13 octobre 2020 à 09:02 
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Roger Federer vient de tourner un clip publicitaire à Carona, un bijou de village tessinois. Il y a 25 ans, c’est Pierce «James Bond» Brosnan qui sautait à l’élastique depuis le vertigineux barrage de Contra, au pied du Val Verzasca. Le canton le plus ensoleillé de Suisse n’accueille pas seulement l'un des plus grands festivals de cinéma de la planète, il cherche aussi à s’imposer comme une destination de tournage de plus en plus prisée par des équipes venant du monde entier.
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Vous avez besoin d’un château pour réaliser un film de cape et d’épée ou d’une propriété bucolique pour une comédie sentimentale? Vous cherchez une ambiance méditerranéenne ou un décor alpin pour votre film publicitaire? Le Tessin peut vous servir tout cela sur un… plateau de cinéma!

Ses vallées et ses rivières, ses montagnes et ses lacs, ses villages pittoresques, son art de vivre, mais aussi sa grande tradition hôtelière, son sens de l’accueil et ses compétences dans les métiers du cinéma attirent des équipes de tournage du monde entier. Ces atouts hollywoodiens complètent harmonieusement le fameux rendez-vous du Locarno Film Festival qui attire chaque année en août les stars du 7e art et des dizaines de milliers de cinéphiles sur les rives du lac Majeur.

>> Découvrez la région Ascona-Locarno grâce à notre mini-site spécial

Même si ce phénomène ne date pas d’hier, comme le prouve l’escapade de James Bond il y a 25 ans au barrage de Contra, où fut immortalisé le fameux saut à l’élastique de Pierce Brosnan dans «Golden Eye», il s’est renforcé avec la fondation, en 2014, de la Ticino Film Commission (TFC)*. Cet organisme à but non lucratif, soutenu par des fonds publics, promeut les productions audio-visuelles en tous genres (cinéma, télévision, multimédia, publicité, clips musicaux) sur le territoire cantonal. Mais la TFC ne met pas en avant seulement la diversité des paysages et des décors tessinois, elle peut compter aussi sur la présence de techniciens et de figurants professionnels qui sont à la disposition de ces différentes productions. La TFC offre encore gracieusement ses services et ses conseils pour l’obtention rapide des autorisations nécessaires, elle aide à désigner les meilleurs lieux de tournage et à disposer des hébergements les plus adéquats pour les équipes.

>> Le site de la Ticino Film Commission

www.myswitzerland.com
Le barrage de Contra est devenu très populaire des fans de sport extrême depuis que James Bond y a sauté à l'élastique il y a 25 ans pour le tournage de «Golden Eye».

Cet accompagnement est basé sur le principe de gagnant-gagnant: les productions créent d’une part des places de travail pour les professionnels tessinois de l’audiovisuel et, d’autre part, les images des fictions, documentaires et autres clips publicitaires offrent une visibilité sans frontière aux innombrables attraits du Tessin. «Un téléfilm sentimental allemand, qui inclut des éléments de notre terroir et de notre folklore et qui est diffusé en prime time sur une grande chaîne allemande comme ARD, constitue une formidable opportunité pour le Tessin de toucher un large public», explique Niccolò Castelli, cinéaste et membre du conseil de fondation de la TFC. Le saut à l’élastique depuis le fameux barrage de Contra est par exemple devenu un must mondial pour les amateurs de cette discipline depuis le plongeon, en 1995, de l’agent secret 007 de Sa Majesté. Le cinéma indien, usager fréquent des paysages alpins helvétiques comme le Pilate, est lui aussi toujours plus attiré par des décors tessinois comme le château de Bellinzone.

«Mais l’histoire cantonale elle-même est une source d’inspiration, précise Niccolò Castelli, avec des figures comme l’écrivain Hermann Hesse qui avait fait du Tessin sa région d’adoption, avec un mythe comme le Gothard, les tribulations du général russe Souvorov à travers les Alpes ou encore des célébrités actuelles comme Mario Botta.» Et puis il y a le climat et l’ambiance, méridionales mais sur territoire suisse, ce qui permet d’associer le besoin d’un certain exotisme à une efficacité helvétique. Ailleurs les productions doivent souvent affronter des embûches bureaucratiques et des contraintes syndicales plus strictes, ne serait-ce que de pouvoir tourner le dimanche ou la nuit.

«Le fait que notre canton soit de plus en plus associé au cinéma non seulement pour son festival international mais aussi comme région privilégiée pour les productions audiovisuelles a un effet multiplicateur. Ces deux atouts se complètent en effet à merveille», se réjouit Niccolò Castelli, qui a lui-même tourné ses films de fiction dans son canton d’origine.

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Roger se promène dans le village de Carona, au sud de Lugano, pour les besoins d'une publicité.

Une grande marque allemande de berlines vient d’ailleurs de confirmer la polyvalente attractivité tessinoise pour les tournages en réalisant une publicité avec Roger Federer dans le sublime village de Carona, au sud de Lugano. Le tournage était prévu à l’origine en Sicile. Mais en raison des restrictions dues à la crise sanitaire, la production s’est réfugiée avec bonheur dans les ruelles et sur les places de Carona pour y filmer le champion au volant de son dernier modèle. Et le lac en contrebas de la bourgade pouvait remplacer la mer.

Et ces jours a résonné le clap de fin d’un tournage d’une toute autre ampleur, cette fois dans la région d’Ascona-Locarno, celui d’une production germano-austro-helvétique qui met en scène l’aventure du Monte Verità. Réalisé par le cinéaste suisse Stefan Jäger, ce drame historique reconstitue ce qui fut le berceau d’une utopie du début du XXe siècle qui annonçait le combat pour le droit des femmes et la libération des mœurs.


Les dix derniers films de fiction tournés au Tessin

• «Love me tender» (2019), tourné à Chiasso.

• «L’ombra del figlio» (2019), tourné à Lugano.

• «Les secrets du maître» (2019), tourné à Balerna.

• «Cronofobia» (2018), tourné dans le Mendrisiotto, à Chiasso, à Lugano et dans la Léventine.

• «Cercando Camille» (2017), tourné à Losone et à Locarno.

• «Frontaliers Disaster» (2017), tourné à Bizzarrone, Stabio, Balerna, Meride, Mezzovico, Lostallo, Mendrisio, Grancia, Agarone et Gnosca.

• «Oltre la nebbia» (2017), tourné à Dangio-Torre, Bellinzone, Biasca, Collina d'Oro, Olivone et près du Gothard.

• «Quand j’étais Cloclo» (2017), tourné à Locarno, Brione sopra Minusio et au Monte Carasso.

• «Monsieur Bonheur» (2016), tourné à Lugano.

• «Abhimaan» (2016), tourné à Sonogno, Lavertezzo et au Val Verzasca.


 

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