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Jeux paralympiques

Théo Gmür, grand favori du ski alpin aux jeux paralympiques

Triple médaillé d’or lors des derniers Jeux paralympiques, le Valaisan Théo Gmür est en route pour conquérir la Chine lors des prochains Jeux, qui débutent le 4 mars à Pékin. Le meilleur slalomeur paralympique compte bien rééditer ses exploits et s’affirmer comme le maître incontesté de la discipline.

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Théo Gmür, ski alpin aux jeux paralympiques

Le champion Théo Gmür.

Goran Basic

Pour résumer la campagne paralympique coréenne de Théo Gmür, un seul mot: parfaite. 

Trois disciplines, trois médailles. Ni plus ni moins. Il sera donc le grand favori du ski alpin cette année encore et il ne compte pas se laisser dérober une seule de ses médailles.

Originaire de Haute-Nendaz (VS), Théo chausse les skis pour la première fois à 3 ans. Voulant imiter son grand frère, Thomas, il prend part à ses premières compétitions et y prend goût immédiatement. Le jeune homme est atteint d’une hémiplégie du côté droit depuis ses 2 ans. Elle le prive d’une bonne partie de son équilibre, de sa force et de la coordination entre le haut et le bas de son corps. Ce handicap, il l’a utilisé comme une force pour être le champion qu’il est aujourd’hui: «Mes parents me poussaient dans la même direction, ils ont toujours essayé de me mettre avec des valides. La différence entre eux et moi a toujours été un vecteur de motivation, je la vois comme ma marge de progression.»

Véritable symbole de courage et d’abnégation, Théo poursuit son apprentissage au sein des valides, s’entraînant sans relâche avec le Ski-club Arpettaz, avant de rejoindre l’équipe de ski paralympique suisse. Le Valaisan subit deux opérations au poignet et à la cheville, avec pour objectif l’amélioration de son quotidien et la limitation de l’atrophie de ses muscles. «Dès qu’il y a une situation imprévue, je dois tout récupérer avec le côté gauche, qui fatigue donc beaucoup plus vite», explique-t-il. Les fortes douleurs et la rééducation auraient pu le convaincre de tout arrêter, mais le triple champion olympique n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Il a décidé de sortir de cette période plus fort, renforçant sa condition physique et se donnant une nouvelle chance d’accomplir de grandes choses sur les skis.

>> Lire aussi l'histoire de Silke Pan, paraplégique devenue championne de handbike: «J’ai enfin fait la paix avec mon corps»

Une stratégie qui va se révéler payante dès son retour à la compétition. Mieux, elle va donner un élan nouveau à sa carrière. Il commence la saison 2017-2018 sur les chapeaux de roues en décrochant une médaille d’argent aux Mondiaux de Tarvisio, le 30 janvier. Cette saison est celle de tous les exploits pour le slalomeur suisse: il gagne haut la main le globe de cristal du général et celui du géant, avant de réaliser son plus gros coup à Pyeongchang. Il y est couronné dans les trois disciplines, pour sa première participation à des Jeux paralympiques. L’année suivante, le prodige du ski ne se repose pas sur ses lauriers: il s’offre deux nouveaux titres de champion du monde, en super-G et en descente, confirmant ainsi son statut de numéro 1. 
 
A la veille de ses deuxièmes Jeux paralympiques,
Théo peut se permettre de rêver d’un nouveau triplé. La Suisse entière sera derrière lui, prête à le voir conquérir l’Olympe pour la deuxième fois de sa carrière.

Le jour où

La première du champion paralympique Théo Gmür sur des skis

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A 2 ans et demi, seulement quelques mois après un AVC l’ayant rendu hémiplégique, le jeune Valaisan Théo Gmür chausse pour la première fois ses skis à Siviez (VS). De retour sur la première piste de sa vie, Théo Gmür, triple champion paralympique, revient sur sa rivalité naissante avec son frère, qui l’a poussé jusqu'au plus haut niveau malgré sa paralysie partielle du côté droit, qui le prive d’une partie de son équilibre, de sa force et de sa coordination. Le natif de Haute-Nendaz défendra ses titres à partir du 4 mars aux Paralympiques de Pékin 2022. Laetitia Béraud
Par Noa Inthavong publié le 25 février 2022 - 11:07