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© DR

Quand vient le temps de la convalescence...

Publié mardi 21 avril 2020 à 08:56
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Publié mardi 21 avril 2020 à 08:56 
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Comment se requinquer après l’épreuve de la maladie? Des conseils en matière d’hygiène de vie, d’alimentation et de soins.
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Analepsie, peu d’entre vous connaissent le sens de ce mot, déniché dans le Robert: «recouvrement des forces après une maladie». Mais beaucoup d’entre nous se remettant en ce moment du Covid-19, c’est ce sujet qu’a décidé de traiter cette semaine Aline Hostettler, naturopathe et enseignante en phytothérapie.

Pierre Toffel
«En phase de récupération, après une maladie, l’organisme demeure fragile», dit Aline Hostettler.

L’essentiel est de redémarrer doucement. Tous ceux qui ont contracté le Covid-19 en ont fait l’expérience: on s’en remet lentement et par à-coups. Alors, aux premiers signes d’amélioration, mieux vaut ne pas reprendre son entraînement pour le marathon de New York ou se jeter sur la première côte de bœuf qui passe… «Lors de cette phase de récupération après la maladie, l’organisme demeure fragile. Il faut continuer à dormir suffisamment et à beaucoup se reposer pour restaurer sa vitalité, tout en se remettant à la pratique d’activités physiques douces comme la marche. C’est possible même à la maison, à condition de bien aérer son intérieur et de l’assainir en diffusant des huiles essentielles de citron, d’eucalyptus radié ou de pin sylvestre. Et une brise de lavande le soir pour faciliter l’endormissement.»

Une alimentation bien équilibrée aide au rétablissement. Encore plus qu’en temps normal, les traditionnelles recommandations des naturopathes et des nutritionnistes en matière d’alimentation s’imposent: «Il faut privilégier les fruits et les légumes frais de saison, les céréales complètes et les légumineuses, les huiles végétales, première pression à froid, et bannir tous les produits raffinés (céréales, sucres…). L’apport en protéines animales doit demeurer modeste, même si le bouillon de poule de nos grands-mères, bourré de nutriments, demeure une panacée (l’alternative végétarienne consistant en une soupe miso). Et, attention, trois repas raisonnables par jour, et pas de grignotage, qui fatiguerait l’organisme, mais une ou plusieurs infusions de cynorhodon (une bombe vitaminée!) avec un peu de miel, à boire tiède.»

Des compléments alimentaires peuvent également être bénéfiques. «Le pollen et la spiruline (en paillettes ou en poudre), très riches en micronutriments, sont à saupoudrer alternativement sur des birchers ou des salades. La «Rhodiola rosea», cultivée en Valais par Andrée Fauchère, et que l’on peut commander sur internet, est une plante adaptogène idéale pour retaper un organisme fatigué par la maladie. Le magnésium, à condition d’éviter les comprimés effervescents vendus en grande surface au profit de qualités pharmaceutiques bien assimilables et associées à la vitamine B6, aide à retrouver du tonus.»

Une dernière recommandation, plutôt d’ordre psychologique: «Pour décrocher de la maladie, limitez les informations souvent déprimantes concernant l’épidémie. Il est prouvé scientifiquement que la lecture d’un livre optimiste ou le visionnement d’un «feel good movie» renforcent les défenses immunitaires de l’organisme. Alors, faites le plein de bons sentiments!»


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