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Whitney Toyloy ne s'est «jamais sentie aussi épanouie»

Rayonnante et bien dans ses baskets, notre Miss Suisse 2008 va écrire dans L’illustré. Tous les mois, Whitney Toyloy nous fera découvrir un sport. Une occasion de rencontrer celle qui fêtera ses 30 ans le 21 juillet prochain.

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Whitney Toyloy va nous faire découvrir de multiples activités sportives, semaine après semaine. Julie de Tribolet

En plus d’être jolie comme un cœur, elle est extrêmement drôle, Whitney Toyloy. C’est vraiment la bonne copine que l’on a envie d’avoir pour aller faire la fête, mais pas seulement.

Derrière cette joie de vivre se cache une volonté de fer, un sens de l’effort et de la discipline qui lui ont été inculqués par ses parents dès son plus jeune âge. A 3 ans, un justaucorps sur le dos, elle commençait la gym. Ensuite, elle est passée à la danse classique, mais ce n’était pas vraiment son élément: «Franchement, je n’étais pas douée. Je manque de souplesse.» Alors plouf, elle s’est mise à la natation et a fait de la compétition. Quelques médailles et un corps ciselé plus tard, elle s’élance sur les terrains de volley. «C’est le sport que j’ai le plus aimé pratiquer, car il y a un esprit d’équipe et une responsabilité vis-à-vis de ses partenaires. J’aimerais bien recommencer, mais pour le moment je n’ai pas franchement le temps.» 

Mais le temps, justement, la jeune femme l’a trouvé pour nous présenter un sport tous les mois dans L’illustré. Elle sera notre coach bienveillante et souriante, partagera avec nous ses activités physiques, que cela soit en salle ou en plein air, et nous lui en sommes reconnaissants car cette jolie tornade a un emploi du temps de ministre.

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Whitney Toyloy (à dr.) et ses deux soeurs, Mathilda et Ava. Julie de Tribolet

En effet, après avoir rendu sa couronne de Miss Suisse, la jeune femme est partie vivre un an en Australie, puis de retour à Lausanne, elle a fait un bachelor à l’école hôtelière et le temps du premier job et du premier appart est arrivé. Aujourd’hui, elle s’occupe de la stratégie marketing et communication du service après-vente et du développement de produits de la marque suisse de cosmétique bio Cocooning, un poste qu’elle a choisi et obtenu grâce à son enthousiasme et à son esprit d’entreprise. «Une copine m’a emmenée dans le magasin Cocooning à Lausanne. J’ai trop aimé l’ambiance, la qualité des produits naturels et bios grâce auxquels mon acné hormonale s’est améliorée. C’était une vraie découverte. J’ai donc envoyé un CV et une lettre de motivation et j’ai été prise. En plus, les locaux sont en pleine campagne. C’est un vrai bonheur de travailler là-bas.» 

Mais Miss Toyloy ne se contente pas de bosser et de faire du sport. Elle gère aussi d’une main de maître son compte et ses stories Instagram, ainsi que ses partenariats avec diverses marques. Vous l’aurez compris, Whitney porte avec élégance et professionnalisme plusieurs diadèmes. Ce n’est pas pour autant qu’elle renonce à faire la fête et à bien manger. «Je viens d’une famille de bons vivants et j’ai toujours aimé sortir et danser.» Elle va en boîte principalement avec ses deux sœurs, Ava, 23 ans, et Mathilda, 27 ans. «On est toujours dans le même délire, le même mood. On rit tellement ensemble.»

On ne peut pas dire que les sœurs Toyloy n’assurent pas sur tous les fronts. A Zurich, la plus jeune étudie les arts en design industriel et la cadette y est vétérinaire. Whitney le confirme avec un sourire et une voix enjouée: «Mes parents ont vraiment été géniaux. J’ai adoré l’éducation que j’ai reçue et j’aimerais pouvoir faire aussi bien qu’eux quand j’aurai des enfants.»

Justement, où en est la jolie jeune femme sur le plan sentimental? «Je suis célibataire depuis quelques mois et je n’ai pas du tout envie de me mettre la pression pour trouver quelqu’un. Quand je vois certains couples autour de moi, cela ne me fait clairement pas rêver.» Elle n’aime pas cette pression sociale mise sur les femmes pour qu’à partir d’un certain âge, elles se posent pour devenir mère et compagne. «Il y a de vieux restes de machisme là-dessous, sur cette vision de la femme. Je suis une femme qui sort et qui vit sa vie comme elle l’entend. Et oui, je veux être maman, mais je ne veux pas m’oublier. Je veux être femme avant tout.»

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Whitney Toyloy dans les bois du Jorat, au Chalet-à-Gobet (VD). Blaise Kormann

Et elle confirme qu’à tout bientôt 30 ans, elle n’a jamais été aussi épanouie. «Je comprends tout à fait quand on dit que c’est l’âge de raison. C’est le moment où l’on s’accepte, où l’on sait qui on est et ce que l’on veut. On ne perd plus de temps avec des personnes qui ne nous correspondent pas. J’ai un cercle d’amis restreint car j’ai fait le tri et j’ai aussi appris à m’aimer.» 

Lorsqu’on lui demande où elle se voit dans cinq ans, elle éclate de rire et assène qu’elle ne sait même pas où elle sera demain. Puis elle réfléchit et dit vouloir plus de responsabilité sur le plan professionnel, reconnaît qu’elle aimerait bien avoir un enfant «et pourquoi pas un père pour aller avec, mais rien ne presse et en plus il faut qu’il soit sportif, car je ne pourrais pas être avec un homme qui ne fait pas de sport». Mais surtout, elle s’imagine toujours aussi épanouie que maintenant et elle aimerait beaucoup avoir le temps d’explorer la planète.

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Whitney Toyloy au fitness du Rôtillon, à Lausanne. Julie de Tribolet

En attendant, elle vit paisiblement avec ses deux chats, Câlin, son «fils aîné» – elle s’empresse de signaler que ce n’est pas elle qui lui a donné ce prénom –, et Loki, le plus jeune. Elle bosse beaucoup, s’entraîne pour la Spartan Race en espérant qu’elle ne sera pas annulée, souligne qu’elle a besoin de faire du sport toute l’année car c’est vital pour évacuer son stress et être bien dans sa peau, envisage, lorsqu’elle aura un peu plus de temps, de recommencer le volley et sort le week-end avec des amis «parce que la semaine ce n’est plus possible. Je dois montrer l’exemple à mes apprenties et puis je mets au moins trois jours à m’en remettre.»

En fait, comme on vous le disait au début de la rencontre, Whitney Toyloy mène la vie d’une jeune femme bien dans son temps, dans sa tête et dans ses baskets.


Par Laurence Desbordes publié le 09.07.2020