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Zep, dis-moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es

Quand il ne dessine pas, le papa de Titeuf joue de la musique et en écoute, des vinyles de préférence. Pour le podcast «Veni Vidi Vinyle», Zep souligne combien, durant son adolescence, la musique était un vrai marqueur identitaire.

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Philippe Chappuis dit Zep

Zep, Philippe Chappuis à la ville.

Nicolas Righetti/ Lundi13

Né en décembre 1967, l’auteur de bandes dessinées Zep a toujours été un fan de musique. Quand il travaille sur un nouvel album, il en écoute tout le temps. Si ses goûts sont aujourd’hui très éclectiques – avec une sérieuse inclination pour Bob Dylan, qu’il vénère, et les guitar heroes comme Eric Clapton, Jimi Hendrix ou J. J. Cale dont il envie le talent, lui qui joue aussi de la guitare électrique – Zep a longtemps écouté du hard rock. Exclusivement. Celui, éblouissant, de Led Zeppelin, auquel son propre nom d’artiste est un clin d’œil, celui de Deep Purple ou d’AC/DC, inimitables, celui de Kiss ou de Ted Nugent, qu’il a aimés tout autant malgré des qualités disons plus discutables...

Il n’avait pas 13 ans lorsqu’il s’est offert l’album Dynasty, de Kiss, sorti en 1979, tout premier disque d’une collection qui compte aujourd’hui des centaines de titres, classés dans une bibliothèque trônant dans son vaste atelier aux poutres apparentes niché sous le toit de sa résidence genevoise.

Pour le tout nouveau podcast Veni Vidi Vinyle, Zep a reçu Blaise Calame chez lui pour évoquer son adolescence dans les années 1980, lorsque, avec ses copains, le jeune Philippe Chappuis, fils de policier, n’écoutait qu’un seul style musical, arborant fièrement les badges et les logos des groupes de hard rock que, avec sa bande de potes, il écoutait en boucle. Il n’était alors pas question pour lui de s’ouvrir à d’autres styles. C’était jean, cuir et cheveux longs, sinon rien.

«J’écoutais Police quand ils sont arrivés, mais je n’aurais jamais acheté leur disque, confie-t-il. J’avais ça sur une cassette que m’avait enregistrée ma sœur Patricia… Donc j’écoutais, mais je ne disais pas à mes potes que j’aimais ça.» Il n’aurait pas assumé, reconnaît-il. Autre temps, autres mœurs: «Mes enfants Arthur, Charles et Justine écoutent de tout aujourd’hui. Ils sont vachement ouverts et curieux en matière de musique. Nous, ce n’était pas le cas. On écoutait une musique et elle nous définissait.»

Et si on l’écoutait lui, maintenant?
 

publié le 8 juin 2022 - 15:44