1. Home
  2. Actu
  3. Kate avance d’une case sur l’échiquier royal en devenant princesse de Galles
Famille royale

Kate avance d’une case sur l’échiquier royal en devenant princesse de Galles

Elégante, ravissante, la nouvelle princesse de Galles – le roi Charles III vient de lui accorder ce titre – s’est encore distinguée lors des obsèques d’Elisabeth II. La future reine Catherine a maintenant un pied dans la salle du trône.

Partager

Conserver

Partager cet article

Kate Middleton

Deux roturières au sommet de la monarchie britannique: Catherine, princesse de Galles, et Camilla, reine consort, arrivent ensemble en Rolls-Royce Phantom VI à l’abbaye de Westminster pour les funérailles d’Etat de la reine Elisabeth II.

Tim Goode
Blaise Calame

Un large chapeau, une voilette noire, une robe-veston griffée Alexander McQueen, un collier de perles à quatre rangs serti d’un fermoir en diamant qui appartenait à la défunte: Kate, nouvelle princesse de Galles, est apparue majestueuse lors des funérailles de la reine Elisabeth II, le 19 septembre à Londres. Elle porte ses 40 ans avec une élégance constante, façon princesse Disney, jusque dans le choix des couleurs de ses tenues, et forme avec William, le prince héritier, le couple le plus aimé de Grande-Bretagne. Durant l’été, eux qui n’étaient encore que duc et duchesse de Cambridge ont emménagé avec leurs trois enfants – désormais désignés comme le prince George, 9 ans, la princesse Charlotte, 7 ans, et le prince Louis, 4 ans – à Adelaide Cottage, dans le Berkshire, près du château de Windsor. Déplacement stratégique.

Plus que les autres, son frère Harry en tête, le futur roi William, s’il conserve son prénom le moment venu, et la future reine consort Catherine Elizabeth (elle portait ce second prénom à sa naissance) auront pu profiter de la vie de famille, abrités derrière le paravent que constituait la reine, avec son plein concours. Sereins. Protégés. Les voici désormais en terrain découvert, loin de l’île d’Anglesey, au Pays de Galles, où ils s’étaient retranchés après leur mariage le 21 avril 2011.

Celle que les tabloïds anglais ont longtemps surnommée «Waity Katie» parce qu’elle aura attendu neuf ans avant que William, rencontré à l’Université de St Andrews, ne se décide enfin à mettre un genou à terre pour demander sa main, en octobre 2010 au Kenya, sera la prochaine reine consort, au terme du règne de Charles III et Camilla. Pas mal pour une fille née à Reading, ville connue pour son festival de rock, l’un des plus vibrants d’Angleterre!

Une roturière, c’est vrai, donc non issue de l’aristocratie, mais tout de même cousine de son mari au 12e degré par l’entremise d’un certain Thomas Linley, jadis gouverneur de l’île de Guernesey. Une roturière dans l’arbre généalogique de laquelle on retrouve aussi le premier président des Etats-Unis, George Washington, le général Patton et le cinéaste Guy Ritchie, ex-époux de Madonna! Une roturière, enfin, qui sait ce que travailler, avec un patron, des collègues, un salaire mensuel, veut dire. Outre les fonctions qu’elle a occupées dans l’entreprise Party Pieces, fondée par ses parents en 1987 et spécialisée dans les accessoires de fête, elle a compté parmi les employées zélées de la marque Jigsaw.

A la différence de sa défunte belle-mère, jetée dans le panier de crabes des Windsor, Kate Middleton a eu le temps de se préparer à sa tâche princière. Elle n’a pas commis d’impair, à tel point que ses concitoyens, le nouveau roi en tête, la jugent aujourd’hui digne de l’héritage de Diana. Si le titre de prince de Galles est accordé à l’héritier de la couronne britannique depuis 1301, sans pour autant être une obligation protocolaire, celui de princesse de Galles ne va pas de soi. La reine consort Camilla, naguère surnommée «le rottweiler», ne pouvait décemment le porter.

Par l’exemple, en s’attachant à rester toujours souriante et élégante en public, attentionnée et compréhensive à l’égard de ses enfants, Kate a gagné le titre honorifique de nouvelle princesse des cœurs, version 2020, et Charles III l’a faite princesse de Galles. Un geste symbolique fort.

Et comme pour souligner encore la filiation avec Diana, Kate s’apprête à accompagner, du 14 au 18 octobre, son époux au Pakistan, terre d’origine de Hasnat Khan, le grand (et impossible) amour de Lady Di, ce pays où elle s’était encore rendue seule quelques jours avant sa mort à Paris, en 1997. Un voyage chargé de sens et périlleux, donc, pour Kate et William. Les services de sécurité en cauchemardent déjà.

Outre une multitude de titres de noblesse qui suffiraient à remplir un bottin mondain, Kate, qui a repris à Camilla celui de duchesse de Cornouailles, cultive avec tact l’héritage de Diana, dont elle veut se montrer digne, elle qui est l’aînée des trois enfants d’un contrôleur aérien, Michael Middleton, et de son épouse Carol, hôtesse de l’air, reconvertis avec bonheur dans les affaires.

Elle a su faire de ses propres parents les grands-parents exemplaires des héritiers du trône d’Angleterre. En toute discrétion. Ils ont du reste acquis cet été une luxueuse maison dans le Berkshire et Kate va souvent les voir, histoire de garder contact avec le monde réel, elle qui a désormais un pied (lacé et repassé?) dans la salle du trône.

Il est toutefois peu probable que William succède rapidement à son père. Charles III n’abdiquera pas. Et avec des parents qui sont respectivement morts à l’âge canonique de 99 et 96 ans, le nouveau roi a bien vingt ans devant lui… Kate patientera. Elle sait faire.

A l’image de Diana de son vivant, la nouvelle princesse de Galles s’emploie à rester au top physiquement. «Kate est une junkie du sport», pouvait-on lire dans le «Daily Mail». Course à pied, aviron, tennis, natation, ping-pong, ski... la liste de ses activités sportives donne le tournis. Le tabloïd «The Express» affirmait dernièrement qu’elle s’inflige une séance de crossfit quotidienne!

Kate est une gagnante, une compétitrice. Dernier vainqueur des quatre tournois du Grand Chelem la même année, le tennisman Rod Laver a eu l’occasion d’échanger quelques balles avec elle sur un court. Il raconte: «William et elle jouent souvent l’un contre l’autre et il m’a un jour avoué qu’il ne l’avait jamais battue…» Pour libérer ses frustrations, le futur roi, lui, fait du yoga. Sage décision pour préserver la paix du ménage. 

Par Blaise Calame publié le 28 septembre 2022 - 09:06