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L'histoire étonnante du plus grand camping de Suisse

Publié lundi 24 septembre 2018 à 11:00
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Avec le soutien de
Publié lundi 24 septembre 2018 à 11:00 
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Au début des années 50, c'était une gravière occupée par Giuseppe Cattori et son frère. Simone et Gian Franco Patelli, gendre et petit-fils de Giuseppe, nous racontent l’étonnante histoire du Campo Felice, le campement du bonheur…
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1953. Sur cette photo, on distingue nettement le silo de stockage, au cœur de la gravière qui occupait cette zone où la rivière Verzasca déverse ses alluvions depuis des milliers d’années en se jetant dans le lac Majeur. En arrière-plan, on aperçoit Locarno, que domine Cardada. C’est à cette époque que les premières tentes qui fleurissent en été à l’ombre des peupliers bordant le lac donnent l’idée à Giuseppe et Remigio Cattori, les deux frères exploitant la gravière, de créer un camping.

n/a

1955. C’est la date officielle de l’ouverture du camping. Sur la photo, on aperçoit la première infrastructure sortie de terre: la réception couplée à une petite épicerie. Campo Felice est déjà équipé de chemins asphaltés qui permettront à la belle Volkswagen Karmann Ghia stationnée à l’accueil de rejoindre son emplacement numéroté. Cinq personnes assurent alors la maintenance, contre plus de cent aujourd’hui en été!

F.BUSSON
 

1955. Conservée religieusement par Simone et Gian Franco Patelli, cette photo des tout premiers vacanciers venus planter leur tente: la famille Trummer, vraisemblablement des Suisses alémaniques, avec Madame qui lit, les deux enfants dans la tente et Monsieur qui n’a pas oublié d’immortaliser sa belle automobile.

 

1960. Trop bruyant, le silo de la gravière, avec toutes ses machines, vient d’être démonté et déplacé. Mais la base en béton a été conservée et équipée de toilettes pour les campeurs. Et sur l’un des murs peints en blanc, on projette à la nuit tombée les succès cinématographiques de l’époque. Mais là, c’est dimanche matin et la messe a également lieu en plein air.

 

1960-1965. La plage du camping au début des années 60. Le «Trampolino» (le plongeoir, qui existe toujours aujourd’hui) accueille les baigneurs, petits et grands. A noter que le bikini n’a toujours pas fait son apparition sur les rives du lac Majeur. Le camping compte alors 1200 places et accueille au plus fort de l’été jusqu’à 4000 vacanciers. Les années suivantes verront le nombre de places diminuer, jusqu’à 800 aujourd’hui, pour accueillir des caravanes et camping-cars de plus en plus imposants qui débarquent après l’ouverture du Gothard en 1980. Par contre, la période d’ouverture du camping, elle, s’allonge d’année en année, réchauffement climatique oblige.

 

1966. Cette carte postale illustre bien le développement rapide que connaît la zone en cette époque de fort développement du tourisme. Si la gravière est toujours là, en fonction sur les rives de la Verzasca jusqu’en 1976, le camping a pris ses aises et les deux tours abritant l’hôtel et les appartements de vacances trônent fièrement à l’entrée. A l’arrière-plan, le village de Gordola.

 

1970-1975. Quelque dix ans ont passé. Le bikini s’est généralisé, les petites canadiennes ont laissé la place à de grandes tentes tout confort et le lac Majeur est toujours aussi bleu.

 

1987. Un port avec 120 places d’amarrage est construit pour accueillir les bateaux de plaisance, nombreux sur le lac Majeur, ainsi que les embarcations tractées parfois depuis les Pays-Bas par les hôtes de Campo Felice. Mais la moitié des places sont réservées à des gens de la région.

 

2000. Le 14 octobre, à la suite de fortes pluies orageuses, le niveau du lac Majeur monte brusquement de 5 mètres, inondant totalement le camping. Toute la zone est évacuée en catastrophe et on ne circule bientôt plus qu’en pédalo ou en barque. Il faudra attendre plusieurs jours pour que le bitume réapparaisse à l’air libre et pour pouvoir chiffrer les dégâts. Campo Felice avait connu pareille mésaventure en 1993.

 

2015. Cinquante-cinq bungalows sont construits après une longue lutte politique entamée en 2009 pour modifier les lois du Tessin, seul canton suisse à interdire la construction de ce genre de structures en dur dans les campings. En 2018, 22 autres bungalows sont sortis de terre, certains construits artisanalement en bois.

Meneganti Massimo
 

2018. Le centre nautique est la dernière réalisation en date. Sur 2000 m2, il regroupe une piscine multifonctionnelle de 25 mètres, une piscine relax, une piscine couverte pour les enfants, sauna, bain turc et salle de fitness…

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