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Jeux olympiques, épisode 2 

Michelle Heimberg, l’ivresse du grand saut

Pour ce deuxième épisode consacré aux Jeux olympiques, «L'illustré» est allé à la rencontre de Michelle Heimberg, seule Suisse qualifiée pour l'épreuve de plongeon.

Michelle Heimberg

«Le plongeon se gagne au mental», déclare l'athlète Michelle Heimberg. 

VALENTIN FLAURAUD / VFPIX.COM

Parmi les qualifiés, c’est peut-être la plus Romande des Alémaniques. Michelle Heimberg, 21 ans, est la seule qualifiée suisse pour l’épreuve de plongeon. A Tokyo, dans le Centre aquatique olympique, qui abritera aussi les épreuves de nage et de natation synchronisée, la Carougeoise d’adoption née à Zurich s’élancera du plongeoir des 3 mètres avec l’objectif d’accrocher au moins une place en demi-finale.

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La petite Michelle a 7 ans lorsque, les yeux écarquillés devant sa télévision, elle découvre le monde de l’olympisme. Ce sont les Jeux de Pékin, nous sommes en 2008. «Je me souviens des gymnastes Nastia Liukin et Shawn Johnson et du moment où je me suis dit que moi aussi, je voulais y être, je voulais faire les Jeux.» Michelle commence donc la gymnastique artistique à Zurich. Malheureusement, des blessures à répétition l’éloignent des tapis. Elle ne se décourage pas et se tourne alors vers le plongeon, une discipline qui emprunte des mouvements à la gymnastique. Elle a alors tout juste 12 ans.

Après quelques années d’entraînements à Aarau, elle rejoint Genève et son Club de natation en 2016 où les infrastructures dédiées au plongeon sont un cran au-dessus. Puis, comme une suite logique, arrivent les médailles aux Championnats d’Europe: d’argent depuis les 3 mètres en 2017, de bronze en synchro mixte deux ans plus tard et la dernière, d’argent, cette année au 1 mètre. Mais la réalité des plongeurs peut être terrible et chacun a déjà vu ses rêves de médaille s’envoler après un saut raté. En plongeon, pas de rattrapage, «dès le premier saut d’élan sur la planche, je sais si j’y arriverai ou pas». Ces plongeons, elle les a donc répétés inlassablement dans la piscine de Varembé, à Genève, où elle s’entraîne.

A l’aube de ses sauts, à Tokyo, Michelle rentrera dans sa bulle comme elle le fait avant toute compétition. Dès le réveil, musique entraînante dans les oreilles, elle sait que tout ne se jouera que sur sa concentration. «Ces sauts-là, on sait tous les faire parfaitement, on les a réussis à l’entraînement. Celui qui gagnera, c’est celui qui aura le meilleur mental.»

>> L'épreuve olympique de plongeon est à suivre du vendredi 30 juillet au dimanche 1er août.

Par Camille Pagella publié le 22.07.2021