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© Eddy Mottaz / Le Temps

Thomas Wiesel, une vie de sport addict

Publié dimanche 28 juillet 2019 à 11:33
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Publié dimanche 28 juillet 2019 à 11:33 
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A force de hanter stades et terrains, l’humoriste Thomas Wiesel a sa petite idée du monde du sport. Il traque toutes les disciplines, des plus illustres aux plus improbables…
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Mon problème principal avec le sport, c’est que j’aime trop ça. Je les suis tous. Ou presque. Dès qu’il y a des points, un score, des règles du jeu, un gagnant, des perdants, je suis directement fasciné. J’ai de vrais problèmes. L’autre jour, je suivais plusieurs parties de Wimbledon simultanément et je me suis mis à chercher la retransmission du fameux concours de hot-dogs du 4 juillet, véritable tradition américaine qui consiste à manger le plus grand nombre de hot-dogs en dix minutes. Cette compétition est dominée outrageusement par Joey Chestnut, vainqueur de 12 des 13 dernières éditions, et lauréat encore cette année avec 71 hot-dogs, à 3 unités seulement de son record du monde. Et malgré l’image que vous avez en tête, non, il n’est pas gros du tout. Les Américains, God bless their soul, ont même une saison entière de concours de competitive eating chapeautée par la Major League Eating, avec des épreuves de dégustation de tartes, d’ailes de poulet ou de beignets de crevette. De tête, je peux vous citer trois ou quatre mangeurs professionnels. J’ai de vrais problèmes.

Scotché devant du cornhole

En fouinant sur internet pour trouver la vidéo, je tombe sur un match de cornhole, un jeu, américain aussi, qui consiste à lancer de petits sacs de grains sur une planche en bois avec un trou, située à quelques mètres. Le but étant évidemment de faire passer le sac dans le trou, ça se joue généralement aux barbecues et garden-partys au pays de l’Oncle Sam, et, je l’ai appris ce jour-là, il y a désormais une ligue professionnelle avec des matchs retransmis à la télévision. J’étais scotché jusqu’à la fin du match.

Juliette David
Thomas Wiesel, incollable sur les règles du concours de la tonte de moutons.

J’ai également regardé pendant au moins quinze minutes les Championnats du monde de tonte de moutons, qui avaient lieu cette année pour la première fois en France, et je vous conseille de regarder des vidéos sur internet; j’étais hypnotisé, admiratif devant la dextérité de ces athlètes et leurs gros ciseaux ou leur tondeuse (il y a, comme tout le monde le sait, deux catégories dans les compétitions de tonte de moutons). Le commentateur m’informe que les tondeurs anglo-saxons utilisent la technique Bowen, consistant en 41 coups de tondeuse dans un ordre précis. J’aurais pu regarder ça des heures.

Immanquable championnat de lancer de tomme au cumin

Je me suis déjà retrouvé ébahi devant des compétitions de bûcheronnage (la discipline des grimpeurs de tronc de 27 mètres est ma favorite), j’ai déjà passé trois heures sur Wikipédia à étudier les règles du football australien pour pouvoir regarder le Grand Final, ou j’ai été étonnamment patriote devant la Fête fédérale de lutte à la culotte, à être déçu de voir Orlik Armon perdre en finale devant Glarner Matthias. J’ai de vrais problèmes.

Il faut que je vous laisse, je dois absolument trouver une vidéo des moments forts du Championnat du monde de lancer de la tomme au cumin, qui ont eu lieu aux Diablerets; il faut absolument que je sache si Jean-Paul a pu défendre son titre.

>> Lire: la chronique précédente de Thomas Wiesel

>> Retrouver l'interview sport de Thomas Wiesel


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