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Stress et santé, épisode 2

Méditer pour déstresser

Pour lutter face au stress, il existe plusieurs solutions. Parmi celles-ci, la méditation occupe une place primordiale. Petit tour d'horizon de cette pratique. 

Méditation

La méditation en pleine conscience permet aux individus de répondre au stress de manière calme et apaisée. 

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Méthode ancestrale originaire d’Orient, la méditation en pleine conscience fait sans cesse de nouveaux adeptes dans le milieu médical. En Suisse, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) font figure de pionniers puisqu’ils proposent depuis bientôt vingt ans un programme de réduction du stress basé sur cette approche.

Celle-ci vise à nous entraîner à prendre conscience du moment présent et de tous les messages de notre corps. «C’est une manière de créer un peu d’espace pour apporter une réponse au stress plutôt que d’y réagir de façon automatique», précise la Dr Françoise Jermann, psychologue-psychothérapeute au service de psychiatrie de liaison et intervention de crise des HUG.

Le programme de l’hôpital genevois est destiné à toutes les personnes qui ressentent un stress, qu’il soit lié au travail, à la vie familiale ou à une maladie. Il comporte huit séances de deux heures et demie, au cours desquelles «la méditation se fait en groupe. L’expérience vécue est partagée et les participants sont invités à réfléchir sur leur manière de répondre au stress.» Pour que la méthode soit efficace, la méditation doit ensuite être pratiquée chez soi, dans l’idéal pendant trente à quarante minutes tous les jours. «La régularité est primordiale, souligne la psychologue. Comme pour un sportif qui s’entraîne ou une musicienne qui fait ses gammes.»

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L’approche est bénéfique puisque, à en croire l’analyse d’une trentaine d'études scientifiques portant sur plus de 2600 participants, le programme des HUG «a un effet positif sur le stress, l’anxiété et l’amélioration de la qualité de vie», constate Françoise Jermann.


Les macaques, eux aussi, sont sujets au stress
 

Rien de plus rageant que de rater, sous l’effet du stress, une épreuve que l’on aurait dû réussir aisément. Nous ne sommes pas les seuls à en avoir fait l’expérience. Les macaques, eux aussi, «craquent sous la pression. Ils sont moins performants que ce que l’on pourrait attendre d’eux compte tenu de leurs capacités», écrivent des chercheurs de l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis) qui ont observé le comportement des animaux.

Ils ont entraîné trois singes rhésus à toucher, rapidement et avec précision, une petite cible sur un écran. Lors de chaque expérience, les primates étaient informés de la quantité de jus de fruit qu’ils recevraient en cas de succès. Résultat: plus la récompense promise était importante, mieux ils réussissaient dans leur tâche. Jusqu’à un certain point toutefois, car quand ils pouvaient remporter le «jackpot» – une quantité de jus dix fois supérieure à la récompense «moyenne» –, ils échouaient. Les macaques ont en fait réagi comme nous: le stress améliore nos performances lorsqu’il est faible ou modéré, mais il les diminue lorsqu’il devient trop important.

Par Elisabeth Gordon publié le 17 septembre 2021 - 13:44