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Jeux Olympiques, épisode 5

Un vent de fraîcheur sur le lac Léman avec Maud Jayet 

A 25 ans, Maud Jayet participera à l'épreuve de voile aux Jeux olympiques de Tokyo. Rencontre à Pully, avant le début de la compétition, où elle revient sur sa formation et sa passion pour ce sport. 

JO

«C’est à Pully que tout a commencé», déclare Maud Jayet à propos de sa passion pour la voile. 

VALENTIN FLAURAUD / VFPIX.COM

C’est à l’âge de 7 ans, lors d’un camp d’été, que Maud Jayet découvre la voile. Presque vingt ans plus tard, la Vaudoise s’envole direction Tokyo pour ses premiers Jeux olympiques où elle n’aura «pas peur de [se] mouiller». Un rêve pour la jeune femme qui, à bord de son Laser, a terminé cinquième aux Championnats d’Europe à Gdansk en octobre dernier. Pourtant, cette saison, tout n’a pas été simple.

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Covid-19 oblige, Maud Jayet loupe plusieurs camps d’entraînement à l’étranger. Début juin, c’est donc sur un lac Léman plutôt calme et certainement assez loin de ce qui l’attendra à Enoshima, la petite île de la baie de Sagami qui accueillera les épreuves de voile comme lors des Jeux de 1964, que s’entraîne la jeune femme sur son monocoque dériveur de 4,2 mètres. Les jeunes du Club nautique de Pully la scrutent. Oui, c’est elle qui part aux Jeux, elle qui était à la même place qu’eux. «C’est ici que tout a commencé», nous lance-t-elle, un sourire aux lèvres. Dans quelques jours, Maud Jayet rejoindra sa coach, la navigatrice fribourgeoise Nathalie Brugger (qui comptabilise deux participations olympiques), au Portugal. Là-bas, où la mer est plus agitée, elle effectuera ses dernières semaines de préparation avant de s’envoler pour le Japon.

Sur place, personne ne saura à quoi s’attendre au niveau de la météo, qui peut se révéler aussi clémente que dantesque. «D’ailleurs, la seule fois où j’ai vraiment eu peur en naviguant, c’était juste après le passage d’un typhon au Japon, une vague m’a surprise et je peux dire que c’était mon plus gros moment de stress.» Pour Tokyo, Maud embarquera sans son bateau, puisque le Laser radial est la seule discipline de voile où les navigateurs n’utilisent pas leur propre matériel. Si la jeune femme est une passionnée, elle prépare tout de même «l’après-voile».

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Depuis 2014, elle est inscrite à l’Université de Lausanne en droit. «Après mon bachelor, j’ai commencé mon master cette année en sport-études. C’est un programme allégé qui me permet de me concentrer sur ma préparation olympique.» Alors, pour parfaire cette préparation, Maud fait de la musculation et mange. Pâté, fondue, tout est bon pour que la jeune femme puisse prendre les 5 kilos qui lui manquent et qui l’aideront à maîtriser son embarcation au mieux face aux bourrasques venant du nord, le vent typique d’Enoshima.

>> L'épreuve olympique de voile pourra être suivie à partir du dimanche 25 juillet.

Maud Jayet

Maud Jayet s'entraîne sur le lac Léman, avant les Jeux olympiques de Tokyo. 

VALENTIN FLAURAUD / VFPIX.COM
Par Camille Pagella publié le 23.07.2021